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samedi 24 décembre 2011

Harry Potter et les reliques de la mort de J.K. Rowling

Harry Potter a désormais 17 ans et la protection dont il bénéficiait chez les Dursley jusqu'à sa majorité (de sorcier) n'est plus .... Dumbledore mort, il  ne doit plus compter que sur lui même et des deux amis, Ron et Hermione, pour mener à bien la tâche qui lui a été confiée : retrouver les Horxucres dans lesquels Voldemort a caché des parties de son âme morcelée et les détruire .....

Après quelques dernières jours de paix et tranquillité, de vie presque normale dans la famille de Ron, où le mariage de Fleur et Bill est prévu, Harry et ses amis partent en quête ...
Une quête longue et difficile au cours de laquelle il devra faire des choix, faire face à sa propre mort et perdre encore des amis ....


Harry Potter à l'école des sorciers démarrait comme un livre pour enfant ... il mettait en scène la vie nouvelle d'un orphelin qui sortait de l'ombre .... et découvrait un monde dont il ne soupçonnait rien. Une intrigue relativement facile, des méchants, des gentils ... un univers globalement simple, enfantin ....

Sept ans  et sept livres plus tard, on est peu à peu sorti de ce carcan manichéen ... les choses se sont complexifiées, durcies .... Les personnages ont grandi mais leurs lecteurs aussi, l'innocence qui primait encore dans les premiers tomes n'est plus.
Le monde dans lequel les héros gravitent est sombre, terrifiant ..... gouverné par un Hitler de la magie, d'ailleurs les parallèles avec ces années noires sont mis en valeur tout au long du récit
- la résistance qui s'organise à Poudlard et dans divers endroits ; la radio dont il faut trouver le mot de passe pour entendre les émissions
- la collaboration
- le contrôle de la presse notamment de la Gazette du Sorcier ; le Chicaneur ayant momentanément résisté jusqu'à ce que les Mangemorts s'en prennent à Luna, la fille du rédacteur en chef
- la propagande
- la chasse au sang non pur ... on n'est pas loin de l'extermination ....
On est dans un monde de tyrannie et d'effroi dans lequel Harry Potter, dont la capture est la priorité numéro 1, doit fuir, se cacher tout en s'acquittant de sa mission.

Et les personnages ne sont plus aussi noirs et blancs qu'au début ; Dumbledore n'est pas un homme saint, lui aussi a commis des erreurs de jeunesse, Rogue tout à la fin ne se révèle pas tel qu'on le pensait depuis le début (ce que je trouve en fin de compte admirable, car il a tellement été présenté comme un homme horrible que le faire passer pour un héros est un véritable pari et du coup en un instant tous nos sentiments envers lui se transforment),  Ron, l'ami fidèle, est en réalité terriblement jaloux d'Harry, ce qui le conduira pour quelque temps à le lâcher .....

On se laisse happer aussi par un récit qui jamais ne faiblit .. les Horxucres mais aussi les Reliques de la Mort, en occupent évidement la plus grande part .... un récit qui ne se déroule plus en fonction de l'année scolaire de Poudlard, puisque les jeunes héros n'y sont plus, mais qui pour autant est jalonné de points de repères comme Noël .... et un final qui s'achève dans l'école de Magie.
Harry Potter, s'il est présenté comme le héros de ce dénouement, ne serait pourtant parvenu à rien sans l'aide de Ron et d'Hermione .... C'est d'ailleurs ainsi depuis le début mais d'autant plus mis en exergue dans ce tome 7 .... Sans la fabuleuse tête pensante d'Hermione et le soutien et les idées de Ron, Harry n'aurait qu'un jeune homme totalement démuni, ses véritables armes sont dans ses amis. (et aussi dans ceux qui lui sont restés loyaux à Poudlard comme Dean, Lunas, Neville qui se révèle complètement dans ce Tome ci)

On va découvrir somme de choses encore dans ce tome :
- la relation entre Rogue et la mère d'Harry qui éclaire tout sous un jour nouveau
- la façon dont Dumbledore s'est finalement servi de son disciple, et les erreurs qu'il a pu commettre, son attirance pour les forces du mal dans sa jeunesse ....
- les éléments de magie comme les actions des baguettes, ce qui peut détruire les Horxucres etc .....

En conclusion un tome vraiment prenant, une véritable quête qui donne toute les réponses aux dernières questions que l'on pouvait encore se poser, des révélations, des rebondissements, une lutte finale à Poudlard qui met en jeu presque tous les personnages rencontrés depuis le début .... bref un final en apothéose.

On peut probablement lui reprocher pas mal de choses (j'ai pu le faire au cours des mes lectures des différents tomes) mais pour autant je trouve que c'est quand même une saga qui tient la route et qui a de la cohérence.
En tout cas j'ai vraiment pris plaisir à re parcourir les aventures du petit sorcier si célèbre.

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mercredi 14 décembre 2011

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé de JK Rowling

Cette fois-ci c'est officiel, Lord Voldemort est bel et bien de retour et Harry n'a plus à passer pour un imbécile pour avoir affirmé ce fait durant un an.
C'est Dumbledore lui -même qui vient le chercher chez les Dursley pour l'emmener en premier lieu chez un professeur qu'il faut convaincre de venir enseigner à Poudlard .... avant de se rendre chez les Weasley pour les quelques derniers moments de tranquillité du jeune sorcier et de ses amis.

Car cette sixième année à l'Ecole de Magie ne va pas être particulièrement sereine ... Alors que commencent à régner tension et terreur, Harry Potter, qui se targe d'être l'homme lige de Dumbledore, va pouvoir mettre sa loyauté à l'épreuve. Il doit suivre désormais des cours un peu particuliers avec son Directeur qui vont l'amener à faire un peu plus intimement connaissance avec son plus grand ennemi.

Tout en continuant à soupçonner Rogues de jouer un double jeu et Drago Malefoy de formenter un mauvais coup .. mais sans oublier pour autant ce qui fait aussi la vie d'un adolescent de 16 ans : le sport (il est désormais capitaine de Quiddich), les cours (il devient un grand spécialiste en potions grâce à un manuel complété par un étrange individu se faisant appeler "Le prince de sang-mêlé") et l'amour (en la personne de Ginny la jeune soeur de Ron) ...

Si Harry Potter et la coupe de feu était un réel tournant dans l'histoire, Harry Potter et l'Ordre du Phénix un approfondissement des faits et des personnages, ce sixième Tome est celui des révélations.
En effet on sait désormais pourquoi Harry a survécu à la toute première attaque de Voldemort, ce qui le protège depuis le début et surtout comment le plus grand mage de tous les temps a pu survivre. On apprend ainsi le rôle des Horcruxes qui lui ont permis de morceler son âme, et ainsi de devenir un véritable monstre. On en sait plus aussi sur son passé et sa propre interprétation de la prophétie qui fut faite alors qu'Harry n'avait qu'un an.
Et au final on sait désormais la quête que devra accomplir Harry Potter pour le détruire.

Ce Tome ci n'est pas forcément le plus passionnant de la saga, il rencontre quelques longueurs, notamment dans les relations entre Ron et Hermione qui deviennent franchement pénibles, leurs éternelles disputes et froideurs sont un tantinet agaçantes, de la même manière la façon dont Dumbledore accorde une confiance aveugle en Rogues malgré les soupçons d'Harry est à hurler, on a réellement envie de lui ouvrir les yeux. Car on n'y crois pas un seul instant au côté rédempteur de cet individu méprisable, après tout c'est la faute de Rowling, elle l'a tellement placardé comme mauvais depuis le début que forcément il arrive un moment où on lui garde cette étiquette. 

J'avais déjà déploré le côté trop manichéen de la série, Rogues en est le parfait exemple ... en fin de compte j'aurais préféré que les soupçons de Harry soient faux et que le personnage qu'il méprise le plus soit en fait de son côté, cela aurait amené un côté vraiment intéressant à la suite des évènement.
Du coup, c'est Drago Malefoy qui devient le personnage le plus intriguant de ce tome ci, on le découvre différent, presque fragile, il n'a plus son côté méprisant, d'un côté il a plus grandi et mûri que les autres personnages, et la fin le montre enfin beaucoup plus sympathique, même s'il a choisi en fin de compte le mauvais côté de la force.

La fin ...  cette terrible fin qui, même si je la connaissais déjà, m'a laissée les larmes aux yeux ... forcément car non seulement Dumbledore occupait une place importante dans la vie de Harry, voire partenelle, et va laisser un vide terrible chez un jeune homme déjà éprouvé par beaucoup de pertes mais en plus cela m'a laissé un arrière goût d'impuissance .... Dumbledore étant le seul homme capable de résister à Voldemort, on se sent complètement démuni lorsqu'il disparaît, qui pourra désormais protéger le monde de la magie noire ? qui pourra défendre Harry ? Ce dernier va désormais avancer sans garde fou, sans plus aucune protection ni soutien. Plus que la perte d'un être cher, c'est celle de celui qui servait à tous d'armure contre Voldemort, lui disparu, plus rien ne pourra s'opposer au déchainement du mage noir .....

[Une fin qui est présentée aussi de façon très émouvante et sensible ce qui n'est pas forcément la façon d'écrire habituelle de l'auteure et rend l'évènement d'autant plus dramatique : le chant du phénix, l'hommage rendu de la part des sirènes et des êtres de la forêt .... c'est très touchant.]

Ne reste qu'un adolescent de presque 17 ans accompagné de ses deux fidèles amis pour faire face à la menace .... un dénouement qui se rapproche et trouvera son final dans le Tome suivant, le tout dernier de la saga. 

Extraits
Voldemort s'est créé lui-même son pire ennemi comme le font toujours les tyrans partout dans le monde. Sais-tu à quel point ces tyrans craignent les peuples qu'ils oppressent ? Chacun d'eux sait très bien qu'un jour, parmi ses nombreuses victimes, il y en aura forcément une qui se lèvera et frappera à son tour ! Vodemort n'est pas différent ! Il a toujours guetté celui qui le défierait. Dès qu'il a connu la prophétie, il est aussitôt passé à l'action et le résultat, c'est que non seulement il a choisi l'homme le plus susceptible de le vaincre mais qu'il lui a également fourni les armes les plus mortelles qui soient !

Quelque part dans l'obscurité, un phénix lançait un chant que Harry n'avais encore jamais entendu : une lamentation déchirante d'une terrible beauté. Comme il lui était déjà arrivé de le ressentir lorsque chantait le phénix, il eut l'impression que la musique ne venait pas de l'extérieur mais qu'elle était en lui : c'était son propre chagrin, transformé par magie en une mélodie, qui s'élevait dans le parc et leur parvenait par les fenêtres du château.

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dimanche 4 décembre 2011

Harry Potter et l'ordre du phénix de J.K Rowling

Les choses vont mal pour Harry Potter ... outre le fait qu'il a 15 ans et ressent les affres de l'adolescence, il passe un été désagréable chez les Dursley en attente de nouvelles de Voldemort qu'il a vu renaître à la fin de l'épreuve de la Coupe de Feu, se sent abandonné par ses deux meilleurs amis Ron et Hermione, et par Dumbledore et comble de tout, se fait attaquer par des détraqueurs, ce qui lui vaut d'être jugé pour usage de sorcellerie en présence de moldus.

Et les choses ne vont pas en s'arrangeant lorsqu'il retourne à Poudlard l'école de Sorcellerie, la plupart des élèves le prennent pour un cinglé, les examens les plus importants de sa scolarité l'attendent et cerise sur le gâteau, un nouveau professeur de défense contre les forces du mal vient d'arriver.
Dolorès Ombrage ne va pas tarder à faire régner un climat dictatorial au sein de l'école et rendre les choses encore un peu plus difficiles pour notre jeune sorcier qui, pourtant, n'est pas décidé à se laisser faire ...

L'Ordre du phénix ne faisait pas partie de mes préférés de la sage d'Harry Potter, loin de là ... et pourtant à sa relecture j'ai révisé mon jugement. Certes j'avais du m'arrêter au côté exécrable d'Harry durant les deux premiers tiers du livre et au côté non moins désagréable du règne de cette Ombrage. Pourtant ce Tome 5 est très complet à tous points de vue et fourmille de petits détails qui sont primordiaux.

La Coupe de Feu donnait un véritable tournant à la saga, l'Ordre du Phénix vient confirmer ce changement ... le monde de la sorcellerie ( et par là même celui des Moldus) est à nouveau en grand danger .. le plus grand mage noir de tous les temps, un Hilter en puissance, est de retour.
Et pourtant le Ministère de la Magie refuse de croire en son retour, préférant se cacher derrière le mensonge et la dissimulation.

Tout est approfondi dans ce Tome, comme l'évolution des personnages. Ils ont 15 ans, ils sont en pleine adolescence, cette période où l'on croit qu'on a toujours raison et que personne ne vous aime. Harry Potter en est l'exemple absolu comme le dit si justement le portrait de Phinéas Nigellus :
" N'essayez jamais de comprendre les jeunes. Ils détestent ça. Ils préfèrent de trois loin rester des incompris tragiques, s'apitoyer sur eux-même ...."
Et surtout ils se sentent désormais assez grands pour s'estimer frustrés lorsqu'on les tient à l'écart des choses et pour vouloir agir eux aussi.

Ensuite ces personnages que l'on pensait avoir bien cadrés se révèlent encore plein de surprises, je pense notamment à :

- Rogue : ce personnage est détesté et détestable depuis le début .... et pourtant pour la première fois on ressent presque de la compassion lorsqu'on apprend quel a été son passé au sein même de l'école de Poudlard .... on comprend en tout cas mieux la haine qu'il peut ressentir envers Harry ..... sans que cela l'excuse pour autant, car c'est un adulte qui en fin de compte n'a pas su dépasser son adolescence pour évoluer, il est demeuré plein de fureur et de rancoeur.
- Dumbledore : à quel jeu joue-t-il ? Durant tout le récit, on se pose des questions sur son compte, pourquoi refuse-t-il de regarder Harry, pourquoi ce dernier ressent-il à plusieurs reprises l'envie de lui faire du mal ? Pour la première fois on se pose la question : et si le Directeur n'était pas en réalité celui qu'il prétend ? Il faudra attendre les dernières pages pour comprendre les choses. Il perd d'ailleurs son côté "contrôle de tout", il apparait du coup beaucoup plus humain ... et vieux.
- les parents d'Harry .. jusque là leur fils ne pouvait que les idolâtrer .... il ne les avait pas connu, forcément ils ne pouvaient être que parfaits .... et pourtant .... eux aussi ont été des adolescents et pas forcément toujours des saints ..... Un coup très dur pour Harry ... qui le bouleverse réellement.

Sans compter les personnages qui prennent encore plus d'importance, comme Sirius (pour mon plus grand plaisir, j'aime beaucoup les moments passés avec lui dans sa maison, surtout au moment de Noël, lui qui pensait se retrouver seul .... et qui explose presque de joie parce qu'en fin de compte il sera avec des personnes qu'il aime ), Neville, Ginny la jeune soeur de Ron ...

D'autre part, ce récit bien plus long que les précédents (ils sont de plus en plus longs au fur et à mesure des tomes) nous fait vivre presque au jour le jour l'année d'école des 5ième années, encore plus précisément qu'auparavant ... les BUSES (Brevet de Sorcellerie Elémentaire) en sont l'élément essentiel, mais sans pour autant prendre le pas sur des évènements très particuliers : les comportements des uns et des autres par rapport à Harry : ceux qui le croient et décident de combattre à ses côtés, ceux qui tentent de le faire passer pour un fou ....
On pense bien entendu aux phénomènes de collaboration et de résistance face à un danger extrême .... tout aussi bien représenté par la menace de Voldemort que par la présence d'Ombrage Dolorès.

Sans oublier quelques moments épiques, comme le final des jumeaux Weasley face à Ombrage, les affres du pauvre Ron antidoué pour le Quiddich car tétanisé par le trac, le combat des membres de l'Ordre qui se soldent par la perte tragique de l'un d'entre eux, la révélation d'une prophétie ....
Au final je me suis dit que ce cinquième opius n'était pas si mal que cela. Il est même rudement bien en fin de compte même si sa fin est terriblement triste .... pour une fois j'admets que Harry a des raisons de se comporter désagréablement ..... on ressent parfaitement son désespoir.

Harry Potter et l'Ordre du Phénix a cessé en tout cas de faire figurer cette série dans le simple livre jeunesse, de par sa complexité et son approfondissement des évènements.

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Tigger Lilly, Olya, Calenwen ...

lundi 21 novembre 2011

Harry Potter et la coupe de feu de J.K Rowling

Harry Potter a quatorze ans et va entrer en quatrième année de sorcellerie à l'école de Poudlard ... pour une fois il a passé un été relativement correct - sa Moldus de famille étant tellement traumatisée par l'arrivée d'un parrain meurtrier dans l'entourage du petit sorcier qu'elle l'a laissé au moins disposer des ses affaires de magie dans sa chambre - si on exempt un cauchemar terrifiant dans lequel Voldemort ourdit des plans de meurtre ....

Un cauchemar qu'il va pourtant rapidement laisser de côté pour vivre un grand évènement : la Coupe du Monde de Quidditch ..... puis un tournoi de magie qui met en concurrence les trois plus grandes écoles de magie .... Il ne se doute pas alors qu'il va être une fois de plus au coeur des évèvements et de façon plus dramatique encore que les années précédentes.

Si Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban gagnait en maturité sur beaucoup de points ... ce Tome 4 est LE véritable tournant de la saga .... Les choses se mettent enfin peu à peu en place pour le grand retour de celui que tout le monde craint et surtout les jeunes sorciers quittent définitivement le monde de l'enfance.

Ce qui peut paraître pour une simple aventure de plus pour Harry est en réalité les prémisses d'un long combat que le monde de la magie va devoir à nouveau livrer contre le plus grand mage de tous les temps. Et surtout les révélations sont de taille :
- le lien mystérieux qui unit Harry Potter à Voldemort
- le rôle que Rogue aura joué auprès de Voldemort
- ce qu'il est advenu aux parents de Neville tout comme la position de ceux de Malefroy
- et puis surtout comment Voldemort a pu être vaincu par un tout petit garçon ....

Au delà de toutes ces révélations, de l'histoire en elle-même, ce que je trouve très intéressant dans ce Tome ci précisément c'est la place d'Harry Potter en tant que figure de héros.
Dans le tout premier opus, Harry Potter à l'école des sorciers, on apprend que Dumbledore a fait le choix de ne pas faire élever cet enfant dans un monde de magie où célèbre dès son plus jeune page, il aurait été mis en lumière d'une façon qu'aucun être humain ne peut supporter sans devenir terriblement imbu de lui même et insupportable ( ce qu'Harry sait déjà parfaitement faire, imaginez s'il avait été sous les frais des projecteurs dès sa tendre enfance !).

Or dès sa sortie de l'ombre il a évidement fait les frais de sa notoriété ... mais d'un côté c'était chose normale pour tous et toujours il a reçu le soutien inconditionnel de son meilleur ami Ron.
Seulement pour la première fois depuis son arrivée à l'école, alors que son nom est sorti de la Coupe de Feu pour représenter Gryffondor lors du tournoi des Trois Sorciers, on commence à penser qu'il cherche à se mettre en avant ... que son statut de célébrité lui a monté la tête ... et surtout c'est ce que croit Ron.
Toujours second, toujours en retrait, le fidèle, le loyal ami, pour la première fois tourne le dos à celui qui lui fait de l'ombre depuis quatre ans ....
Entre l'agacement que suscite leur comportement puéril à tous les deux et l'affection qu'on peut alors avoir pour Harry que personne ne croit, on réalise que la place de héros est très fragile
On l'est parce que l'on ne l'a pas choisi, parce que les évènements ont fait qu'on s'est comporté de telle ou telle façon, avec bravoure, avec courage, lors d'épreuves incroyables ...
Mais si l'on se met en lumière, de façon calculée, blam ! la sentence tombe, on vous tourne le dos.

C'est exactement ce que vit Harry Potter dans le premier tiers du livre avant que sa première victoire dans le Tournoi fasse réaliser à tous, et surtout à Ron, que son statut de héros est bel et bien présent, malgré lui mais que surtout il reste égal à lui même.

Hormis cet aspect là des choses, le côté sombre de l'histoire commence à apparaître, la fin est dramatique, pour la première fois la mort effleure de près, touche les jeunes sorciers .. On sent réellement une page se tourner .... et qu'on entame un côté plus obscur de la saga ... Exit l'innocence et l'insouciance des premières années, désormais le Diable est lâché et la peur va régner en maître ....

Suite au prochain tome.

Extrait
"L'homme squelettique sortit alors du chaudron. Il regarda Harry ... et Harry regarda en face le visage qui avait hanté ses cauchemars pendant trois ans. Plus livide qu'une tête de mort, les yeux écarlates et grands ouverts, le nez plat, avec deux fentes en guise de narines, à la manière des serpents ... Lord Voldemort venait de renaître devant lui."

"Jamais Harry n'avait ressenti une telle douleur. Il avait l'impression que ses os étaient en feu, que sa tête se fondait de part de d'autre de sa cicatrice. Ses yeux, devenus comme fous, ne cessaient de rouler dans leurs orbites, il n'avait plus qu'une envie : que tout finisse ... que tout sombre dans les ténèbres ... plus qu'une seule envie : mourir ...."

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Tigger Lilly, Olya , Calenwen ...

mercredi 9 novembre 2011

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban de J.K Rowling

C'est la troisième rentrée à Poudlard pour Harry. Une entrée un peu particulière car après avoir gonflé la tante Marge sous un coup de colère (totalement compréhensible), le jeune sorcier se rend compte que beaucoup de personnes tiennent à le mettre sous protection.
Pourquoi ? car un dangereux criminel du nom de Sirius Black vient de s'échapper de l'effrayante prison d'Azkaban, gardée par des Détraqueurs, des créatures qui ôtent tout joie, et menacerait la vie d'Harry. Il serait aussi responsable de la mort tragique de ses parents ....

Ce tome là a toujours été mon préféré de la saga et je me rends compte à se relecture que c'est toujours le cas. Tout simplement parce que pour la première fois, Harry n'a plus cet aspect fort énervant de se retrouver là où il ne le devrait pas pour s'en sortir comme une fleur.

Dans ce roman, il se retrouve face à la peur ... une peur qu'il ne parvient pas immédiatement à contrôler et du coup en gagne en sympathie, de plus ce qu'il va apprendre au cours de cette année sur son passé, renforce cette sensation et aussi donne un côté très émouvant à l'histoire.
Ce n'est plus le petit héros à qui la chance sourit, c'est un jeune garçon qui se débat contre quelque chose qu'il ne contrôle pas, qui ressent de la tristesse, des angoisses fortes.

Sans compter que l'histoire est réellement intéressante. Déjà par la présence de nouvelles créatures, ces fameux Détraqueurs, dignes de films d'horreur ...

"Debout dans l'encadrement, éclairée par les flammes vacillantes, se dressait une haute silhouette enveloppée d'une cape, le visage entièrement dissimulé par une cagoule. Le nouveau venu était si grand qu'il touchait presque le plafond. Harry baisse les yeux et ce qu'il vit lui retourna l'estomac. Une main dépassait de la cape, une main luisante, grisâtre, visqueuse et couverte de croûtes, comme si elle s'était pétrifiée dans l'eau."

En matière d'effroi, cela vaut bien les Nazgûls du Seigneur des Anneaux.

Par la présence aussi de nouvelles créatures magiques, les hippogriffes, dont l'un va tenir un rôle primordial dans le récit. Et surtout par l'arrivée d'un nouveau personnage, Sirius Black, homme ô combien charismatique ... au premier abord presque aussi effrayant que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ... et puis le mystère se dévoile peu à peu, tout à la fin, maintenant le suspense ... même dans le dénouement. C'est le seul tome dans la saga où l'auteur joue avec le temps, ce qui lui donne une autre dimension.
Une expérience temporelle difficile à concevoir d'ailleurs, avec des faits qui en induisent d'autres .... qui n'auraient pas pu se passer si les personnages n'avaient pas remonté le temps ... Bon je suis consciente que c'est un peu embrouillée comme explication !

Après la faiblesse de Harry Potter et la chambre des secrets, celui ci vient à point nommé pour relancer la saga. J'ai beaucoup apprécié aussi le rôle de Lupin le nouveau professeur des forces du Mal que je trouve infiniment sympathique, les matchs de Quiddich qui ont toujours aussi passionnants et des nouveaux lieux comme le Pré au Lard. Sans compter cette atmosphère lugubre à souhait qui fait frissonner délicieusement.
De plus les trois personnages principaux grandissent, ce ne sont désormais plus des enfants et on constate des changements dans leurs comportements, notamment entre Hermione et Ron qui s'agacent souvent, se disputent. Harry et Ron entrent dans l'adolescence et leurs réactions, quelquefois démesurées et un peu bêbêtes, en témoignent.
De la même manière le livre est plus mûr, plus travaillé, on sort un peu du simple livre pour enfants, d'ailleurs au fur et à mesure des Tomes, les récits vont de plus en plus de durcir et se complexifier.

Après pour les petits côtés agaçants qui ressortent toujours
- l'antipathie excessive du professeur Rogue envers Harry, qui certes si elle peut trouver une raison, n'en demeure pas moins désagréable tant ce personnage est par essence antipathique. On aimerait qu'il se comporte quelque fois comme un professeur qui normalement ne devrait pas privilégier tel ou tel élève. Mais non .... sa haine est de plus en plus forte et il en devient de plus en plus désagrable.
- le comportement primaire de Malefoy et de ses disciples, certes lui et Harry se sont voués une animosité dès leur première rencontre mais cela en devient risible. A chaque instant on a le droit à la voix trainante et méprisante de Drago (quelle tête à claque vraiment) et on en regrette à ce que ce soit si manichéen, le mauvais Malefoy, en fin de compte généralement perdant et ridiculisé, et les gentils Harry, Ron et Hermione qui ne cherchent jamais mais sont toujours "embêtés" par le vilain.
Je trouve cela un tantinet exagéré aussi.

Néanmoins pas assez pour me gâcher le plaisir de lecture de ce tome qui décidément me plaît beaucoup.

Extrait
Le brouillard blanc engourdit son esprit ... De gigantesques formes aux contours incertains bougeaient autour de lui ... Il entendit alors une autre voix, celle d'un homme qui criait, pris de panique ...
- Lily ! Prends Harry et va-t-en ! C'est lui ! Va-t'en ! Cours ! Je vais le retenir ...
Quelqu'un qui trébuchait ... Une porte qui s'ouvrait à la volée ... Le gloussement d'un rire suraigu ..."


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Tigger Lilly ; Olya ; Calenwen ...



mercredi 2 novembre 2011

Harry Potter à l'école des sorciers et la chambre des secrets de J.K Rowling

Il est inutile de présenter cet orphelin de 11 ans, élevé et maltraité par son oncle et sa tante, maltraité par eux, qui le jour de son anniversaire apprend qu'il est en réalité un sorcier, que ses parents sont morts dans un duel contre un sombre sorcier pratiquant la magie noire et que lui fut le seul survivant.
Et qu'il va pouvoir apprendre la magie dans un château nommé Poudlard et entrer dans un monde dont il ne soupçonnait nullement l'existence jusqu'à présent ...

Je n'en dirai pas plus sur l'histoire car à moins de vivre sur une autre planète, tout le monde, même s'il n'a pas lu le livre, connait Harry Potter ...

Un succès qui n'est plus à démontrer, des livres adaptés en films, des produits dérivés, des romans étudiés dans les collèges, des milliers de fan fictions, des conférences sur ce thème .... comme lors des Imaginales 2011, une conférence qui s'intitulait "Le petit sorcier à la retraire, que reste-t-il de sa magie ?" dans laquelle les intervenants mettaient en parallèle le conte de fée que vivent l'auteur et son personnage .... Rowling, femme divorcée et pauvre, qui brutalement devient une célébrité, et Harry Potter, dénigré et malaimé par sa famille qui en réalité est déjà un sorcier ô combien célèbre pour ne pas avoir succombé sous la magie de Celui Dont On ne Prononce Pas le Nom ...

Dans ce premier opus de la série, on se rend compte que tous les ingrédients sont d'ore et déjà posés ..... le caractère des personnages et ce qu'ils sont réellement, les affinités des uns et des autres, les amitiés et inimités, les alliances ...
Je pense notamment à Neville qui dès le début s'est vu attribué la maison des Gryffondor, sensée être la maison des courageux et des braves, ce qu'il n'est pas réellement lorsqu'il entre à Poudlard, et pourtant ...
Je pense aussi à l'amitié immédiate entre Harry, Ron et Hermione, et à la haine que se vouent Drago et Harry presque dès les premières minutes ...
Mais aussi les éléments d'un futur combat entre le petit sorcier et celui qui veut sa perte, qui apparaissent peu à peu et se mettent en place dans ce tome ci aussi.

On se rend compte que Rowling savait parfaitement où elle souhaitait aller et que rien n'est laissé au hasard.
Alors évidement on peut lui reprocher le manichéisme des personnages poussé à l'extrême, on aurait aimé un peu plus d'ambivalence dans les caractères de certains protagonistes (quoique le personnage de Rogue est, lui, suffisamment mystérieux pour se satisfaire à ce niveau), trop de clivage entre les jeunes écoliers .... soit ils se détestent soit ils s'adorent .... surtout dans les premiers livres, après les livres mûriront un peu à ce sujet.

Les clichés aussi : l'orphelin miséreux qui brusquement se voit propulsé dans la lumière, les méchants moldus qui n'ont pas une once d'humanité, les gentils Weasley qui se pâment d'amour devant Harry etc .... (il faut un peu fayot sur les bords cet Harry là tellement il semble parfait).

Certains faits peuvent paraître un peu faciles aussi .. là où Harry Potter se trouve toujours au bon endroit et réussit toujours à s'en sortir, avec tellement peu d'armes .... si ce n'est son courage et son intelligence ... (un peu facile tout de même et largement exagéré !) au détriment certaines fois de ceux des autres qu'on aimerait encore plus mis en valeur ... Je pense notamment à Ron qui se tient toujours dans l'ombre de son ami, mais qui au final le vaut tout aussi bien ... au passage c'est mon personnage préféré de la saga.

Mais il ne faut pas oublier qu'à la base Harry Potter est un livre pour enfants (tout du moins au début car ensuite les livres deviennent de plus en plus sombres et s'adressent plus à des adolescents et des jeunes adultes), qu'il est fort bien construit et comporte tous les ingrédients pour plaire ..
Que, comme il a été dit dans la conférence, déjà citée, Rowling possédait parfaitement la culture du merveilleux et de l'ésotérisme, avait de solides connaissances des traditions anglaises et de la mythologie. Et aussi a su mettre en place un monde merveilleux du XXIè siècle qui pouvait parler aux jeunes de cette époque, baignés dans l'informatique.
Les liens entre internet et le monde d'Harry Potter, tels que les mots de passe pour entrer dans les dortoirs de chaque maison, la carte d'invisibilité (être là tout en restant invisible), la téléportation qui permet de passer d'un endroit à un autre très rapidement, ont forcément contribué au succès des livres ... de façon implicite mais ont créé un univers dans lequel les enfants et adolescents peuvent facilement se retrouver.

Et puis il y a le côté conte de fée ... le côté merveilleux. Il est particulièrement mis en valeur dans le premier tome où on a la sensation d'une certaine innocence d'Harry Potter qui découvre tout cela pour la toute première fois ... nous permettant à nous aussi cette révélation.
Pour moi Harry Potter à l'école des sorciers est le plus poétique de tous, dans la mesure où tout est nouveau et empreint de merveilleux ...
Je songe au tout premier Noël passé dans le monde de la magie .... la façon dont les écoliers sont accueillis à Poudlard, ces lumières, ces banquets gigantesques où toute la nourriture qu'ils aiment s'étale à profusion, ces escaliers qui se dérobent, ces pièces secrètes ....
Je pense aussi au miroir du Riséd
" Il ne nous montre rien d'autre que le désir le plus profond, le plus cher que nous ayons au fond de notre coeur".
J'aime beaucoup la scène où Harry le découvre, c'est très émouvant.

Ce côté poétique et innocent est beaucoup moins perceptible dans le deuxième tome : Harry Potter et la chambre des secrets, forcément puisque nous sommes désormais en territoire connu.
C'est peut être pour cela que c'est le livre qui m'a toujours le moins plu de tous ....

Deuxième année d'école pour Harry Potter ... qui fait une arrivée fracassante à Poudlard dans uns voiture magique et volante car un elfe de maison s'est obstiné à l'empêcher de revenir à l'école, sous prétexte qu'il court un grave danger ..... Effectivement une mystérieuse Chambre des Secrets semble s'être ouverte et menace les enfants nés de parents non sorciers .... Et tout semble accuser Harry Potter ..

Quand je disais qu'il était toujours là au bon moment ... ou au mauvais ...
Même en relecture j'ai trouvé ces moments là très déplaisants .... et un côté légèrement agaçant d'Harry .... côté qui sera développé de plus en plus au fur et à mesure qu'il grandit .. oui car Harry Potter est des fois pompeux et nous pompe, xD ! Voilà c'est dit !

Le côté super héros du petit sorcier est encore plus exagéré là, et toujours au détriment des personnages secondaires, on comprend mieux par la suite la révolte de Ron, qui ne serait pas jaloux d'être toujours dans le sillage de cette étoile ?

Néanmoins Rowling propose de nouveaux ingrédients à son chaudron magique, de nouveaux personnages (Dobby l'elfe, un rôle plus important pour Lucius Malefoy, un professeur des potions complètement insupportable ...), de nouveaux animaux étranges et effrayants (je me serais personnellement bien passée des monstres poilus à 8 pattes), de nouveaux objets ....

Après j'avoue que la sauce a toujours moins bien pris sur ce tome là.

Extrait
"C'était un long corps bas, hérissé de poils, avec un enchevêtrement de pattes noires, des yeux innombrables qui brillaient dans l'obscurité et une paire de pinces aiguisées comme un rasoir."

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