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mercredi 21 janvier 2015

Espaces insécables de Sylvie Lainé



Ce recueil signe le dernier de ma plongée dans l'univers de cette auteure de nouvelles, après l'Opéra de Shaya (qui reste tout de même mon préféré), le Miroir aux Eperluettes et Marouflages (dont il faut signaler l'époustouflante nouvelle "Les yeux d'Elsa"), Espaces Insécables propose une série de nouvelles SF dans des futurs dont la première donne le ton.






Dans Carte blanche, des humains vivent dans un vaisseau gigantesque qui parcourt l'univers et se rend de planètes en planètes faire escale. Pour lutter contre l'ennui et la stabilité, chaque voyageur reçoit une série de cartes, des cartes publiques concernant les métiers qu'ils auront à faire et des cartes personnelles qui leur donnent des buts de rencontres ou de défis.

Le chemin de la rencontre est une suite de la première, l'Arche a fait étape sur Gemillie où vivent les peuples Bats et Spiriens et narre la rencontre entre une terrienne et un Spirien. J'ai beaucoup apprécié, comme toujours, la perception des "extra-terrestres" sur l'être humain, c'est toujours très réjouissant.
""Lorrie a disparu !" annonàa serge.
Cela n'appelait aucune réponse. Préparant un mélange d'un vert très pâle qui offrirait un excellent contraste avec l'orange soutenu de l'angle de droite, Frull eut une pensée amusée pour le manque de logique des Terriens. Celui-ci venait visiblement chercher des renseignements au sujet de sa femelle, ce qui supposait que Frull était au courant de sa disparition. La première phrase n'était donc qu'une entrée en matière bien superflue, qui aurait avantageusement pu être remplacée par une formule de politesse."

Partenaires présente un ordinateur humanisé qui ne s'exprime qu'en vers, parce qu'en gros il pète un câble, c'est plutôt drôle et cela montre à quel point les machines peuvent être limités, toutes perfectionnées qu'elle puissent être, elles ne remplacent pas la richesse des réflexions humaines.

Dans le Passe-Plaisir, Vincent, originaire de 2015, arrive en 2100 et apprend ainsi que les personnalités des individus qu'il rencontre sont modulables à loisir dans le but de "découvrir des harmonies de sensations nouvelles. Votre cerveau est un orgue à plaisir dont il faut savoir jouer. Vous n'en connaissez que quelques notes : la gamme étroite de la clé que votre enfance a façonnée. Le Passe peut ouvrir toutes les autres portes."
Etrange univers dans lequel ceux qui franchissent les limites et sont condamnés vivent une sorte d'enfer pire que la prison.
"Il est branché maso. On a relié son centre de la douleur avec celui du plaisir. Maintenant, sa violence est retournée contre lui-même".

Définissez : priorités présente des humains désormais capables de télépathie ce qui leur permet de s'associer pour réaliser de grandes choses, à condition de contrôler soigneusement leurs émotions. Une très belle nouvelle qui va jusqu'au bout des possibilités de l'être humain mais en contre-partie se révèle d'une certaine tristesse parce qu'en sous-jacent un amour va être détruit.

Et enfin Subversion 2.0 invente l'avatar télépathique, le double avec lequel on va pouvoir se partager les tâches de la journée, encore une nouvelle très réussie qui amène à se demander comment on vivrait avec ce genre de jumeau calqué à ce point sur notre comportement qu'il devient capable de prendre les bonnes décisions à notre place.

Ce recueil est encore une réussite, je l'ai déjà dit mais Sylvie Lainé manie l'art de la nouvelle avec une grande précision et beaucoup de génie. Tout se tient et va droit au but ; de plus elle offre dans Espaces Insécables des mondes futurs d'une grande douceur où les humains vivent désormais selon d'autres modes, sans pour autant se rebeller. Ils y acceptent tout autant le fait d'être modulables à volonté que de changer de décor de vie. C'est d'autant plus frappant lorsqu'on vit dans une société où le moindre changement, le moindre bouleversement d'habitudes font tout un drame. Je me suis d'ailleurs demandée comment je réagirais si je vivais dans un monde où à peu près tous les 10 jours, on me demande d'être flexible et de changer de métier ainsi que de relations sociales.

Pour conclure, je citerai Catherine Dufour qui a signé la préface : "Une science -fiction fine et sensible, pure et merveilleuse, toujours très humaniste."

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dimanche 28 décembre 2014

Le Miroir aux éperluettes de Sylvie Lainé

"Certains écrivent pour changer le monde, ou pour le rendre compréhensible. Sylvie Lainé se contente de cueillir une poignée d'instants, de les lustrer d'un revers de manche élégant avant de les relâcher dans la nature. (...) Et les histoires dont elle nous fait cadeau ne se refermeront jamais tout à fait."
Jean-Claude Dunyach

Que dire de plus ? A la rigueur je pourrais me contenter de cet extrait de préface pour clore mon billet. Je trouve toujours plus difficile d'écrire sur un recueil de nouvelles que sur un roman, car il faut vite entrer dans le vif du sujet à chaque fois et tenter de retenir d'une nouvelle à l'autre (ce qui n'est pas  mon fort car j'ai besoin d'un certain temps pour m'imprégner d'un nouvel univers).
Sylvie Lainé a un certain don pour maîtriser justement l'art de la nouvelle, en quelques pages à peine, d'une écriture douce et coulée, elle nous emmène d'univers en univers, toujours sur le thème de la rencontre.

Rencontre avec une femme qui recherche un regard oublié dans une boisson étrange pour La Bulle d'Euze ; rencontre avec des phénomènes étranges au travers d'une machine qui recréé des images pour la personne sur qui elle est implantée pour La Mirotte ou rencontre avec la nature pour Un rêve d'herbe ou encore rencontre entre une femme et une IA dans Un signe de Setty  ou enfin avec une extra-terreste pour Question de mode..... Chaque nouvelle à sa manière nous invite au rêve mais aussi à l'émerveillement, je pense notamment à Un rêve d'herbe qui m'a conquise : une nouvelle que j'ai trouvée particulièrement belle et poétique : se fondre ainsi dans la nature, c'est du merveilleux à l'état brut.

J'avoue pourtant, à mon plus grand regret, avoir eu du mal à entrer dans des nouvelles telles sur La Mirotte ( bien que je l'ai bien aimée) ou Thérapie douce parce que leur sens m'a un peu échappé .... Ce genre de remarque qui me désespère car je me dis des fois que je dois être bête pour ne pas comprendre ce que d'autres analysent avec tant de finesse.

J'ai beaucoup apprécié aussi Un signe de Setty qui aborde la question de l'Intelligence Artificielle et notre connexion avec le monde informatique.

Un bien beau recueil une fois de plus, avec une écriture toujours juste et sensible. De plus édité chez Act-sf qui nous offre toujours de superbes couvertures.
Par contre juste une petite chose qui m'a gênée et je crois que ce n'est pas la première fois que je le remarque, les coupure syllabique ne sont pas toujours bien faites (liq-uide ; di-sent), cela n'a l'air de rien, ce n'est pas bien grave mais cela me saute aux yeux !

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mercredi 19 novembre 2014

Marouflages de Sylvie Lainé

Aux Utos, il n'est arrivé un petit truc marrant ... mais qui prouve aussi à quel point ma mémoire tellement performante au boulot l'est beaucoup moins dans ma vie de tous les jours.
J'ai acheté aux Editions Actus-SF vendredi matin, deux recueils de nouvelles de Sylvie LAINE : Espaces insécables et Le miroir aux éperluettes .... et voilà que le lendemain, la conférence (enfin la première moitié car elle tombait en même temps que la remise du Prix Planet SF des blogueurs) Existe-t-il des intelligences terrestres non humaines ? me donne irrémédiablement envie de me procurer la nouvelle "Les yeux d'Elsa" qui se trouve dans le recueil Marouflages ......sauf que je me suis trouvée incapable de le rappeler de ceux que j'avais déjà achetés et que pour la première fois  ( tout simplement parce que je poste beaucoup moins sur FB) je n'ai pas pris mes livres en photo !!! Autant dire que je l'ai amèrement regretté et que, post ou pas sur FB, je le ferai à nouveau sans faute.
Bref tout s'est arrangé grâce aux LDVELEH trouvés par Tigger Lilly qu'il a fallu déposer à l'hôtel et m'a permis de voir mes achats .... pis ensuite de filer au stand Actu SF car Vert m'avait informée que Sylvie Lainé s'y trouvait pour dédicacer.
Du coup ... Marouflages dans mes mains et dédicace (adorable qui plus est, allant de pair avec l'auteure qui est d'une gentillesse extrême) à la clé.

Voilà comment débuta l'histoire de Marouflages qui, en trois nouvelles, présente trois belles rencontres .... humaines cette fois-ci (sauf pour Elsa), thème déjà rencontré dans le sublime Opéra de Shaya (sauf que là il s'agissait de rencontres extra-terrestres) ...
Autant dire que dans le recueil précédent l'accent est mis sur la non compréhension des relations entre les êtres vivants, et une fois de plus du côté des humains, c'est flagrant dans la première nouvelle, la terrible première nouvelle devrais-je dire ...

- Les yeux d'Elsa raconte la rencontre entre un humain et une dauphine génétiquement modifiée qui possède une IA extrêmement performante lui donnant accès à la réflexion. C'est une nouvelle terrible parce que le sort réservé à ces mammifères marins est d'une cruauté sans limite .... atrocité renforcée par le fait qu'ils peuvent communiquer en parlant ..... Or on les exploite, les hommes profitent de leurs blessures ou accidents pour les soigner et ensuite les droguer pour les amener à travailler .... selon un contrat sensé durer 6 mois mais qui se prolonge généralement jusqu'à leurs morts. Charlie recueille Elsa qui est blessée mais la relation se révèle différente qu'avec les autres dauphins et une symbiose se créé entre eux deux, jusqu'à un amour profond et partagé .... Le début est très poétique, très pur .... et subitement tout se dégrade, parce que Charlie fait son humain tout simplement .... parce que les mots qu'il met sur leur relation deviennent durs et injustes, parce qu'il atteint le degré d'empathie qu'il peut avoir pour une créature marine .... toute empreinte d'intelligence soit-elle, elle reste un animal ... et la compréhension s'installe. C'est une nouvelle extrêmement triste, avec de très beaux passages, de moments de paix absolus et de relations magnifiques et puis subitement .... la détresse, la peur de l'engagement, de la différence ....
"U ne me supportes pas, dit-elle encore après un silence. Tu ne m'aimes que quand je ne suis pas là. Tu voudrais que je sois muette, et docile. Tu sais, cette IA m'a rapprochée de toi : elle me fait penser davantage comme un humain, un peu plus à votre manière à vous. Eh bien, en fait, je crois que c'est à cause d'elle que tu ne me supportes pas, parce que maintenant je suis comme une humaine : j'ai un esprit critique, et ça ne te plaît pas du tout."
Parce que ce qui est si fort dans cette nouvelle, c'est que l'empathie que ressent le lecteur est envers l'animal tellement plus lucide et intelligent que l'humain .....
Des prix amplement mérités (Grand Prix de l'Imaginaire, le Prix Rosny aîné et le Prix du Lundi) pour ce magnifique texte.

Alors il est sûr qu'en contre-partie les deux autres nouvelles, bien que de grandes qualités, m'ont moins marquée, mais probablement parce que je suis restée tellement sous le coup de la première que j'ai eu un peu de mal à entrer dans les suivantes (juste entrer car une fois dedans, ce fut bien parti).

- Le Prix du billet : Une jeune femme attend sur le quai d'une gare, prête à changer radicalement de vie, et rencontre une parfaite étrangère qui lui ouvre les yeux. Une rencontre qui amène Héra à réfléchir sur le sens de sa vie, elle n'aime pas la direction que celle-ci a prise mais pour autant fait-elle le bon choix ? et quelle est la raison de son choix ? veut-elle suivre l'amour ? veut-elle réellement autre chose ? On la voit peu à peu ouvrir les yeux et se grandir .... d'où une chute à laquelle on ne s'attend pas forcément mais qui plaît.

- Fidèle à ton pas balancé : C'est le personnage le plus évolutif de ces trois nouvelles, en effet Charlie reste cloisonné dans ses principes, refusant de voir la vérité, Héra, elle fait ses choix avec l'aide inopportune d'une inconnue. Quant au troisième protagoniste, c'est la fin d'un amour fou qui le fait changer et progresser dans sa relation à l'autre. Tant qu'il restait comme drogué dans cette relation via des clips, il ne pouvait s'en dégager alors qu'au moment où il tente de s'approprier cet amour perdu, il arrive à voir les choses autrement. C'est d'ailleurs une nouvelle très étrange, car ce qu'il parvient à faire avec Lou, son meilleur ami le fait avec son chat, ses actes se rapprochant de façon très trouble de son animal. Et c'est d'ailleurs la relation avec un autre animal, un vieil éléphant, du nom de Basalte qui permet au personnage de finir sa mutation ... Une magnifique fin que j'ai vraiment adoré.

En conclusion, une nouvelle excursion dans les écrits de cette auteurs de nouvelles, qui ne me déçoit pas et m'enchante une fois de plus. J'ai hâte de découvrir les deux autres !

Ailleurs
Vert ; Julien ; Efelle ......

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vendredi 6 juin 2014

L'Opéra de Shaya de Sylvie Lainé

"L'enfer c'est les autres" a déclaré Jean-Paul Sartre dans sa pièce Huit-clos, sans doute poussé par un accès de misanthropie. Dans son quatrième recueil pour ActuSF, Sylvie LAINE voudrait nous inciter à croire que "le paradis, ce pourrait être les autres ..." Si chacun y mettait du sien. Si l'on se comprenait mieux. Si l'on n'était pas irrémédiablement borné par nos cinq sens et nos jugements qui virent parfois aux préjugés.

Ainsi débute la préface de Jean-Marc LIGNY qui présente le recueil de nouvelles de Sylvie LAINE .... des nouvelles essentiellement basées sur la rencontre de l'autre -sous toutes ses formes puisque cet autre emprunte l'apparence du sable dans l'une d'entre elles - et les sentiments que cela peut entraîner, sans oublier les conséquences positives ou négatives d'une compréhension mutuelle .... ou pas ...

C'est ma presque première lecture de cette auteure, autant dire que j'espérais bien ne pas être déçue, je ne suis pas super fan des nouvelles, sauf celles de Lisa Tuttle, mais en l'occurrence ce coup-ci pas de danger, Sylvie LAINE a d'abord une plume qui me plait, à la fois directe mais aussi tout en finesse, qui fait bien ressortir les sentiments de ses personnages. En quelques lignes elle parvient à nous faire entrer dans son histoire, sans passer trop de temps à se demander le pourquoi du comment, on sent qu'elle excelle dans cet exercice-là. De plus la description de ses univers est tout simplement féérique, les mondes décrits le sont d'une telle façon que l'on s'y sent de suite à l'aise, comme chez nous.

Mais parlons donc un peu de ces quatre nouvelles, je passerai rapidement sur
- Petits arrangements inter-galactiques que je connaissais déjà (d'où le "presque" première lecture) pour l'avoir lue dans Contrepoint, voici ce que j'en avais pensé à l'époque :
 Un aviateur commercial qui a une avarie avec son vaisseau est obligé de se poser sur Voldin, la planète des Grocs autrement dit les "grosses vaches " (au sens premier du terme). 
"Ils sont une dizaine, et ils ont l'air énorme : de monstrueuses grosses vaches roses assises sur leur arrière-train au milieu de la rivière."
Une nouvelle vraiment drôle avec un héros qui a un regard d'auto dérision qui entraîne une sympathie immédiate. L'une de mes nouvelles préférées.
 
- L'Opéra de Shaya qui est une novella (et la nouvelle phare du recueil qui lui vaut celle absolument magnifique couvreture) d'une centaine de pages narrant la découverte par So-Ann d'une très étrange planète sur laquelle la faune et la flore sont en totale empathie avec ses visiteurs, prenant leur ADN pour se modeler à eux. C'est véritablement une très belle écriture que cette nouvelle, on entre en symbiose immédiate avec le désir de So-Ann de découvrir quelque chose de nouveau, de tellement différent des planètes qu'elle visite et auxquelles elle doit s'adapter (une belle parodie d'ailleurs de la considération de l'apparence chez les humains : surtout être comme tout le monde, ne pas en différer sinon on est rejeté). Et subitement son désir comblé, cette étrange planète qui nous fait fondre de par son fonctionnement, mais en même temps j'ai eu rapidement des doutes sur la capacité d'adaptation de l'héroïne. C'est étrange à expliquer, comme une sensation diffuse que tout était trop beau pour que cela dure, je pense que j'ai tellement peu foi en l'humain au final que je craignais que cela ne tourne mal.
Je ne dévoilerai bien entendu pas si mes craintes étaient fondées ou non, tout ce que je peux encore dire sur cette superbe nouvelle, c'est que la vision de l'amour n'est pas la même pour tout le monde et peut amener à de telles incompréhensions qu'au final je l'ai trouvée cruelle et un peu triste .... parce qu'en même temps très réelle, So-Ann est tout simplement ..... humaine.

- Un amour de sable nous conduit à une autre rencontre, celle entre des humains et une matière non organique, qui n'a aucune raison d'aboutir à quelque chose de concret. J'ai trouvé le concept de cette nouvelle très original : faire s'exprimer à la première personne le sable, ses ressentis, ses sensations, faisant paraitre l'humain comme le moins apte à communiquer, le moins sensible en définitive à la découverte de l'autre.

J'ai presque envie de dire que c'est ce qui ressort de ces nouvelles (et Grenade au bord du ciel, ce météorite empli des souvenirs, de rêves que l'on veut faire connaître comme attraction pour les terriens , un comble ! et qu'importe si cela risque de générer des conflits et des tensions), ces rencontres voulues par tous ces êtres mais au final mal perçus par les humains, parce que comme le disait si justement Jean Marc Ligny dans sa préface, nous sommes parasités par nos sens et nos jugements hâtifs. Et du coup des rencontres avec l'autre échouées parce que dans le fond l'humain n'est pas prêt à cela, pas prêt à abandonner ses préjugés pour s'ouvrir véritablement à l'autre et à une autre culture.
 
Un recueil de nouvelles à lire en tout cas, j'ai beaucoup aimé cette véritable découverte de cette auteure et nul doute que j'y retournerai, sous forme de nouvelles puisque ce sont ses écrits mais du coup cela me donne vraiment envie de m'y replonger
A signaler son interview, très intéressante, à la fin du livre
J'en soulignerai un passage qui me parle vraiment (et qui parlera à tous ceux qui, un jour, ont mis la main à la plume) :
" Et sur la fin de l'histoire, quand la situation vire au tragique, c'est So-Ann qui a décidé de sa réaction, et pas moi. Son acte ultime, elle en a décidé seule, je ne l'avais pas prévu. Il m'a surprise, moi aussi, je lui ai demandé de l'expliquer, elle n'a pas réussi  complètement à le faire."

L'Opéra de Shaya entre, comme première lecture, pour le Challenge SFFF au féminin de Tigger Lilly.


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