Mars la Rouge est le premier tome d'une trilogie portant sur cette planète colonisée en 2026 par un groupe d'humains, appelés les Cent Premiers. Le premier tome évoque tout autant le voyage pour y parvenir, que l'installation des pionniers et les débuts de leur vie sur la planète rouge.Et surtout ce qu'il va advenir de Mars, car rapidement des clans vont se former entre ceux qui sont pour la terraformer et ceux qui s'y opposent.
"On va rendre cet endroit habitable. Avec des routes, des villes. Un nouveau ciel, un nouveau sol. Jusqu'à ce qu'il ressemble à la Sibérie ou aux territoires du Nord-Ouest. Fini Mars, et nous nous demanderons alors pourquoi nous éprouvons ce sentiment de vide. Pourquoi, en contemplant le paysage, nous ne voyons que nos visages."
Au delà des changements à opérer sur la planète rouge pour la rendre habitable, celle-ci va bientôt devenir l'enjeu de puissances qui ne parviennent pas à se mettre d'accord et la situation va dégénérer en conflits, révoltes, et même révolution.
Rédiger une chronique sur un tel livre s'avère très difficile car au fil de ma lecture je suis passée par différents ressentis :
Un réel intérêt et enthousiasme durant les tout premiers chapitres :
- un récit fort bien rédigé
- une psychologie des personnages bien fouillée
- une vie dans l'espace (à l'approche de Mars) passionnante mais aussi sidérante dans la mesure où l'on constate que même dans une micro société de scientifiques, tendus vers le même but, les conflits finissent par primer sur le reste, les émotions humaines prennent leur aval sur l'aspect fonctionnel de la mission .. car telle est la nature humaine
- des moments poétiques comme ce voyage en ballon conduit par Nadia et Arkady qui semble un moment de suspension au milieu de cette folie de l'installation
Le côté purement scientifique du roman n'est pas facile à aborder du tout (surtout pour quelqu'un de particulièrement rébarbatif à la science pure et dure comme moi) mais on parvient à dépasser ces difficultés grâce aux qualités citées ci dessus. Mais lorsqu'il bascule dans le franchement politico-socio-économique, j'avoue que j'ai décroché et mon attention a faibli tout aussi rapidement, c'est vite devenu totalement inabordable.
Si l'intérêt a été relancé vers la fin, avec une Mars à la dérive, un côté Horde du Contrevent (la lutte contre les éléments, la perte des membres, la solidarité des survivants) je garde un avis plutôt mitigé sur ce début de trilogie.
Non que ce soit un mauvais livre, c'est un livre excellent mais je me rends compte qu'il m'a mise face à mes propres limites de lecture de Science Fiction par son côté trop scientifique et enjeu politique.
J'ai ressenti aussi un sentiment de tristesse face au final de ce premier tome, comme si toutes ces années passées à construire, à innover, n'avaient abouti qu'à un échec. Certes le mot de la fin est encourageant, ils vont tout recommencer mais quand même je n'ai pu m'empêcher de penser que tout ce que touche l'Homme est voué à la destruction ou au changement ... (sans parler des conflits de pouvoir, de domination qui caractérisent aussi cette conquête de territoire).
"Des silhouettes en marcheur se dessinaient sous l'horizon. L'un après l'autre, jusqu'à sept, en ligne brisée. Elles avançaient lentement, les épaules affaissées, leurs casques inclinés. Elles ne semblaient pas avoir de destination précise."
Mars la rouge a vu sa fin ... elle continuera sous d'autres aspects dans les autres romans de la Trilogie, cependant je ne suis pas certaine, pour ma part, d'avoir le courage de tenter de le découvrir, en tout cas pas pour l'instant .....
Quelques extraits
"Ensuite, minuit sonna, et ils entrèrent dans ce moment martien, les trente-neuf minutes et demie entre minuit et minuit durant lesquelles toutes les horloges s'arrêtaient ou n'affichaient plus rien."
"Mars : un immense potentiel, un tableau rouillé et vide. Tout était désormais possible, tout pouvait leur arriver et, durant ces derniers jours, ils étaient absolument libres. Libérés du passé comme de l'avenir, ils flottaient dans l'air tiède comme des esprits prêts à renaitre sur un nouveau monde matériel."
Ce livre a été lu en compagnie de quelques bloggeurs du Cercle dont voici les avis :
lael, Tigger Lilly, Julien, Thom, Kactuss...
Et aussi chez Isil et Snow.
"On va rendre cet endroit habitable. Avec des routes, des villes. Un nouveau ciel, un nouveau sol. Jusqu'à ce qu'il ressemble à la Sibérie ou aux territoires du Nord-Ouest. Fini Mars, et nous nous demanderons alors pourquoi nous éprouvons ce sentiment de vide. Pourquoi, en contemplant le paysage, nous ne voyons que nos visages."
Au delà des changements à opérer sur la planète rouge pour la rendre habitable, celle-ci va bientôt devenir l'enjeu de puissances qui ne parviennent pas à se mettre d'accord et la situation va dégénérer en conflits, révoltes, et même révolution.
Rédiger une chronique sur un tel livre s'avère très difficile car au fil de ma lecture je suis passée par différents ressentis :
Un réel intérêt et enthousiasme durant les tout premiers chapitres :
- un récit fort bien rédigé
- une psychologie des personnages bien fouillée
- une vie dans l'espace (à l'approche de Mars) passionnante mais aussi sidérante dans la mesure où l'on constate que même dans une micro société de scientifiques, tendus vers le même but, les conflits finissent par primer sur le reste, les émotions humaines prennent leur aval sur l'aspect fonctionnel de la mission .. car telle est la nature humaine
- des moments poétiques comme ce voyage en ballon conduit par Nadia et Arkady qui semble un moment de suspension au milieu de cette folie de l'installation
Le côté purement scientifique du roman n'est pas facile à aborder du tout (surtout pour quelqu'un de particulièrement rébarbatif à la science pure et dure comme moi) mais on parvient à dépasser ces difficultés grâce aux qualités citées ci dessus. Mais lorsqu'il bascule dans le franchement politico-socio-économique, j'avoue que j'ai décroché et mon attention a faibli tout aussi rapidement, c'est vite devenu totalement inabordable.
Si l'intérêt a été relancé vers la fin, avec une Mars à la dérive, un côté Horde du Contrevent (la lutte contre les éléments, la perte des membres, la solidarité des survivants) je garde un avis plutôt mitigé sur ce début de trilogie.
Non que ce soit un mauvais livre, c'est un livre excellent mais je me rends compte qu'il m'a mise face à mes propres limites de lecture de Science Fiction par son côté trop scientifique et enjeu politique.
J'ai ressenti aussi un sentiment de tristesse face au final de ce premier tome, comme si toutes ces années passées à construire, à innover, n'avaient abouti qu'à un échec. Certes le mot de la fin est encourageant, ils vont tout recommencer mais quand même je n'ai pu m'empêcher de penser que tout ce que touche l'Homme est voué à la destruction ou au changement ... (sans parler des conflits de pouvoir, de domination qui caractérisent aussi cette conquête de territoire).
"Des silhouettes en marcheur se dessinaient sous l'horizon. L'un après l'autre, jusqu'à sept, en ligne brisée. Elles avançaient lentement, les épaules affaissées, leurs casques inclinés. Elles ne semblaient pas avoir de destination précise."
Mars la rouge a vu sa fin ... elle continuera sous d'autres aspects dans les autres romans de la Trilogie, cependant je ne suis pas certaine, pour ma part, d'avoir le courage de tenter de le découvrir, en tout cas pas pour l'instant .....
Quelques extraits
"Ensuite, minuit sonna, et ils entrèrent dans ce moment martien, les trente-neuf minutes et demie entre minuit et minuit durant lesquelles toutes les horloges s'arrêtaient ou n'affichaient plus rien."
"Mars : un immense potentiel, un tableau rouillé et vide. Tout était désormais possible, tout pouvait leur arriver et, durant ces derniers jours, ils étaient absolument libres. Libérés du passé comme de l'avenir, ils flottaient dans l'air tiède comme des esprits prêts à renaitre sur un nouveau monde matériel."
Ce livre a été lu en compagnie de quelques bloggeurs du Cercle dont voici les avis :
lael, Tigger Lilly, Julien, Thom, Kactuss...
Et aussi chez Isil et Snow.
