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dimanche 1 mai 2016

Entre Clair et Obscur (2)

Ceci n'est pas un billet de livre... il n'y aura probablement plus de billet de cette sorte sur Clair Obscur ....
Pour moi Clair Obscur tel qu'il a pu l'être avec ses défauts et peut-être ses qualités est bel et bien mort.

Je sais aussi  désormais ce qui n'a pas fonctionné et ce depuis quelques mois, c'est apparu très clairement, brutalement, en mettant plusieurs éléments de ma vie en comparaison et notamment les points communs de mes échecs ..... Je n'en dirai pas plus, ce blog n'est pas là pour faire office de catharsis et rien ne changerait de toute façon cet état de fait ... 

Clair Obscur fera désormais office de mémoire de mes lectures, de temps en temps .... Histoire de garder trace de ce que je lis.

J'y songeais cependant depuis un moment sans oser me lancer (parce que l'envie me manquait et surtout que j'ai traversé une énorme panne de lecture en SFFF, une sorte de dégoût probablement du à la réalisation de tout cela) et puis je me suis décidée en lisant le gentil et touchant commentaire de Alys qui m'informait "garder un oeil sur sa colonne de droite au cas où" ..


Alors quelles lectures depuis ces derniers mois ? 

Pas grand chose suite à ma panne donc, j'ai relu beaucoup d'anciens livres qui n'avaient rien à voir avec la SFFF et peu lu de livres de ma Pàl.

- Port d'âmes de Lionel DAVOUST : Il est normal que je commence par celui-ci car sa lecture a pile poil coïncidé avec mon retrait de lecture, ce qui fait que je l'ai démarré il y a fort longtemps, arrêté et puis complètement repris depuis le début .... Ce qui ne m'arrive presque jamais mais c'est Lionel et pour la qualité de ses romans, c'est complètement mérité.

J'ai une fois de plus beaucoup apprécié sa plume dans ce roman complètement différent de tout ce que j'avais pu lire auparavant ... et différent aussi de ses autres livres bien que se passant dans l'univers d'Evanégyre ... mais tout simplement parce que c'est un auteur qui sait tellement se renouveler à chaque fois que j'ai la sensation de le redécouvrir. Lionel a ce don de nous basculer dans des lectures différentes à chacun de ses écrits tout en réussissant encore à nous surprendre.
Qu'ai-je particulièrement aimé dans Port d'âmes ? Eh bien le personnage même de Rhuys qui, tout en ayant ce côté un peu naïf de Mickaël Pertersen dans sa trilogie  de Léviathan, n'en porte pas pour autant ses travers agaçants et je l'ai suivi avec beaucoup d'intérêt car il est tellement anti-héros par excellence qu'on ressent profondément tout ce qu'il traverse. 
Je me souviens particulièrement de ce passage où il se met à dos l'Administration, de ce sentiment un peu humiliant d'avoir fait quelque chose auquel on croit profondément mais que l'on sait vecteur d'ennui à coup sûr ... cette sensation d'avoir agi en son âme et conscience mais qu'on regrette ensuite car la justice n'est pas la même pour tous .... Rhuys est un personnage profondément humain qui, avec des valeurs d'équité et d'honnêteté, devra se défendre dans un monde gouverné par le pouvoir, la duplicité et le mensonge .... 
C'est finalement très proche de la réalité actuelle du monde .... Être pourri est quelque fois plus profitable qu'être droit dans ses bottes, hélas ...

Le deuxième point que j'ai aimé dans cet excellent roman est tout ce qui tourne autour du Transfert, de ces dons d'âmes et de souvenirs.... J'en avais déjà été touchée dans La route de la Conquête mais là que cet aspect de ce monde est vraiment mis en valeur, cela revêt quelque chose d'à la fois terrible et poignant .. Le tout servi par ces mots si ciselés et justes de la plume d'un auteur que, même sans blog, je continuerai à suivre fidèlement tant je suis conquise.

- Le fou et l'assassin III ; En quête de Vengeance de Robin HOBB : Si j'avais trouvé le tome précédent un peu moins puissant que les précédents, celui-ci m'a littéralement subjuguée ... 

Une fois de plus il faut laisser le temps à Robin Hobb de poser son décor et de laisser les lecteurs renouer avec ses personnages ... Ce fut l'apothéose des retrouvailles avec Fitz dans En quête de vengeance et quel bonheur de se trouver à nouveau en symbiose avec son personnage fétiche (c'est bel et bien mon personnage préféré de tous les livres que j'aurai pu lire et le cycle de la Citadelle des Ombres restera  à jamais le cycle qui me transporte le plus) .... Quel bonheur aussi de retrouver les autres personnages et de voir enfin Fitz mis en valeur tel qu'il le mérite. En parallèle le récit s'accélère avec la disparition de la petite Abeille et les secrets du Fou enfin retrouvé .... J'aime aussi que Oeil de Nuit ne soit pas si loin, même en tant que souvenirs, toujours présents dans la mémoire des personnages en peu sous forme de fantôme qui communiquerait avec eux lorsqu'ils se trouvent en danger.
Bref j'ai adoré, ce fut un coup de coeur, je l'ai dévoré et j'ai hâte de lire la suite, mais que c'est long d'attendre !

- Lasser dans les arênes du temps de Sylvie MILLER et Philippe WARD : On retrouve notre célèbre détective et sa secrétaire (qui fait désormais office d'enquêtrice aussi) au Caire. Si j'ai moins accroché à ce tome-ci - probablement parce que la formule use un peu - j'y ai particulièrement aimé la mise en valeur de Fazimel, de la découverte de ses pouvoirs et surtout de son passé, cela donne un renouveau tout à fait bienvenue à la série. C'est toujours très agréable à lire cela dit, sans prise de tête et je pense que je continuerai à suivre les aventures de nos deux personnages atypiques et sympathiques.




- Eldorado de Hina COREL : J'avais acheté ce roman l'an dernier aux Imaginales en me faisant un peu "alpaguer" par son auteure .... Bon c'est de bonne guerre lorsqu'on a envie de faire découvrir son roman et du coup je l'avais acheté puis complètement oublié avant de le redécouvrir dans ma Pàl. 
C'est de la Young Adult post apocalytique dans lequel un jeu vidéo a pris le contrôle de la population ... Ses concepteurs s'en servent même pour réguler cette population. 
L'idée est intéressante et l'intrigue plutôt bien menée. J'ai bien accroché au début du fait de l'originalité du sujet mais ensuite mon intérêt est quelque peu retombé notamment à cause du style même de l'auteur. Je l'ai trouvé trop soigné, pas assez spontané et ce genre de style m'ennuie à la longue. Je ne dirai pas qu'elle écrit mal, non Hina Corel écrit bien mais il manque ce petit plus qui fait que je m'emballe grâce au pouvoir et à la magie des mots que certains savent si bien employer ... Cette écriture là est trop "scolaire" en quelque sorte, trop ficelée. Un peu dommage.

- Wormworld Saga de Daniel LIESKE : J'ai fait acheter ces trois albums  pour mon école, en pensant que cette BD serait une bonne entrée dans la fantasy pour mes élèves ; car depuis 2 ans j'ai réussi à faire entrer la SFFF dans notre BCD et ainsi à la faire découvrir à mes p'tits loups (ce qui trouve cette année son apogée de par notre participation au Prix des Ecoliers 2016 pour les Imaginales ... j'ai trop hâte d'y être d'ailleurs !).

Wormworld raconte donc le voyage d'un jeune garçon dans un monde de fantasy franchi par la porte de son grenier (on trouve là des similitudes avec Le monde de Narnia et L'Histoire sans fin, des lectures qui ont accompagné l'auteur dans sa jeunesse) ... A la base, cette histoire était partie d'un tableau qu'il avait réalisé pour un concours (et qui avait d'ailleurs remporté le second Prix) et a été conçue comme un film 3D (ce qui se voit immédiatement en feuilletant les albums).
Si l'histoire est relativement conventionnelle : quête d'un enfant à moitié orphelin mais qui dans le nouveau monde est attendu tel un messie, lutte contre une phobie qui le paralyse et qu'il devra vaincre, rencontre de personnages qui vont l'aider ..... les illustrations sont absolument formidables avec un jeu de clair obscur des plus réussi .... Elles sont littéralement subjuguantes et cela gomme un peu le côté classique de cette fantasy ... Il ne faut pas oublier non plus que ces BD s'adressent à un jeune public et que par là c'est parfaitement réussi, mes élèves ont terriblement hâte de les découvrir (je les ai alléchés avant ih ih) et je pense que ce sera une magnifique entrée dans la fantasy ... qui plus est qui se passe dans un monde où tout un univers de bêtes et de plantes étranges ont été conçus. J'espère juste qu'il ne faudra pas attendre trop longtemps pour les suites ....


 

dimanche 28 septembre 2014

Lasser mystère en Atlantide de Sylvie Miller et Philippe Ward

Après les dieux Egyptiens, ce sont les Grecs qui commencent à s'intéresser à Jean Philippe Lasser, détective des dieux depuis quelques temps, et pas n'importe quels dieux : c'est Zeus en personne qui vient lui demander .... de retrouver l'Atlantide ... Rien que cela, c'est pour dire à quel point notre détective préféré est monté en grade depuis ses premières enquêtes en Egypte.

" - Donc je dois chercher quoi ?
- L'Alantide.
J'étais habitué aux requêtes extravagantes ds dieux -j'avais déjà récupéré un chat, un manuscrit sacré et même le sexe d'Osiris -, mais là, je n'en revenais pas. L'Atlantide, rien que ça ! Un continent disparu depuis des milliers d'années, si toutefois il avait vraiment existé.
J'ai fixé Zeus en me demandant s'il ne se payait pas de ma tronche, s'il ne cherchait pas à me mener en bateau."

L'Atlantide donc ..... heureusement Lasser sait qu'il peut compter sur ses amis  : Fazimel qui l'a déjà assisté dans pas mal d'enquêtes,du chat Ouadou (en réalité le Dieu Nefertoum) et Amr le Djinn qui l'avait déjà aidé lors de ses précédentes enquêtes.

Ce Tome-ci, bien qu'il soit empreint d'un peu moins d'humour que les précédents, se laisse lire avec toujours beaucoup de plaisir, le dépaysement est assuré avec ce nouvel univers (j'ai particulièrement aimé toute la partie concernant l'Atlantide même), avec un bon soupçon de science-fiction pour couronner le tout.
Encore une fois le duo Miller-Ward fait mouche et nous entraine dans un récit haut en couleurs.
J'ai envie d'ajouter que c'est aussi le genre de roman idéal lorsqu'on a envie d'une lecture divertissante, sans prise de tête.
Vivement le Tome suivant !

Ailleurs

Ce livre entre dans le Challenge SFFF Féminin de Tigger Lilly.


dimanche 2 février 2014

Lasser mariage à l'Egyptienne de Sylvie Miller et Philippe Ward

Depuis ses aventures dans Un privé sur le Nil, Jean-Philippe Lasser est consacré par Isis elle-même, détective officiel des Dieux, plaque officielle et tout et tout. Mais il a à peine de temps de se réjouir de sa promotion qu'elle lui confie une nouvelle affaire : retrouver Aglaé l'une des Trois Grâces, fille de Zeus et Eurynomé. En effet cette demoiselle -une vraie peste en dit-on- a disparu alors qu'elle devait se marier avec Horus, fils d'Isis et Osiris. Or ce mariage est un évènement inédit, c'est la première alliance entre une divinité grecque et une divinité égyptienne. Autant dire que Lasser a une sacré responsabilité, qu'il n'est pas très heureux d'hériter mais on ne refuse rien aux Dieux.

Le détective aura besoin de tous les amis et appuis possibles car certaines personnes ne voient pas d'un très bon oeil sa réussite, ainsi son enquête le conduira du Caire jusqu'à Babylone, en passant par Alexandrie et faisant même un petit séjour aux portes de l'Enfer. De plus il se retrouve confronté à une certaine Médée, journaliste de son état, employée en réalité par Zeus, qui tantôt lui lui fera la coeur, tantôt lui mettra des bâtons dans les roues. Et un Lasser sous le charme d'une belle fille séduisante, cela vaut le détour !

Retrouver un personnage et tout un univers que l'on a appris à apprécier dans des nouvelles, sur un roman, est un vrai délice. Parce que si les jalons ont été posée précédemment, l'histoire a tout le temps là de se mettre en place et de nous remettre dans cette ambiance si particulière de la vie dans les années 30 en Egypte où les Dieux côtoient les hommes de près et interviennent dans leurs affaires. Ainsi les références sur ces divinités fourmillent de partout. De plus cela donne l'occasion d'approfondir le personnage de Lasser, cet anti-héros qui préférerait rester tranquillement dans un bon fauteuil, à siroter son seize ans d'âge, au lieu de courir l'aventure. Pourtant en dépit de son côté un peu looser (il est prompt à se lamenter lorsqu'il échoue), il est suffisamment malin (et dispose aussi des aides nécessaires au bon moment) pour se sortir de toute situation, le tout avec un certain humour.
D'ailleurs le fait qu'il soit si peu crédible dans son rôle de super détective nous le rend tellement humain et proche qu'on craint à chaque moment qu'il échoue. Un passage notamment m'a renvoyé cette sensation là, celui (dont je parlerai par la suite) où il doit se jeter dans le vide, sa peur est tellement palpable qu'on ne peut que se projeter sur ce qu'il va vivre et reculer des quatre fers comme lui, j'ai vraiment eu la sensation qu'au final j'allais sauter à ses côtés et que je n'en avais pas plus envie que lui. Du coup je me suis mise à souhaiter que cela ne se fasse pas .... 

C'est marrant car j'ai lu ce roman avec l'image de Sylvie Miller me racontant (à Sèvres) comment ils écrivaient ces histoires à quatre mains, Philippe Ward et elle, et cela rajoutait un petit plus à ma lecture. Je les imaginais lisant chacun les écrits de l'autre et se marrant de leurs trouvailles mutuelles.

J'ai adoré certains passages comme le moment où Lasser fait ses premiers pas avec sa nouvelle voiture, une sorte de Kitt (K 2000) sans paroles mais qui se pilote toute seule, ou encore mieux son saut monstrueux depuis le Phare d'Alexandrie : ce passage précisément m'a même fait éclater de rire.

"J'avais beau chuter comme une pierre, j'étais tellement saoul que je n'avais même pas peur.  Je me contentais de rire comme un âne et de hurler :
 - Je vooooooooooooooooooole !!!!!!!!!!"

Bref, ce nouveau roman de Sylvie Miller et de Philippe Ward se lit avec beaucoup de plaisir et même de délectation, j'ai vraiment passé un bon moment et j'ai hâte de poursuivre les aventures de ce détective pas comme les autres !

Ailleurs

Et ici, un site fort intéressant sur la série.

Roman qui entre dans le Challenge de Lhisbei : Winter Mythic Fiction.






samedi 8 juin 2013

Lasser un Privé sur le Nil de Sylvie Miller et Philippe Ward

"Il y a du polar mais pas que ... Un zeste d'Egypte, un doigt de whisky, de dieux, des policiers, des méchants, Isis et un chat. Tous les ingrédients pour l'aventure. Egyptamicalement" Philippe Ward

Une fois n'est pas coutume, je cite la dédicace qui accompagne mon livre acheté aux Imaginales 2013 , tant elle correspond à ce recueil d'enquêtes menées par un détective au préalable pas si doué que cela et pourtant embauché sans cesse par les Dieux .... Ces Dieux qui vivent avec les humains dans une Egypte des années 32, qui conduisent des voitures de luxe et se font des crasses les uns les autres ... sans compter qu'ils se servent outrageusement des humains, voire même les suppriment d'une simple pichenette ....

"Je n'aimais pas les dieux et j'avais de bonnes raisons. Il existait un curieux rapport entre eux et nous, les humains. Nous les vénérions, ils nous protégeaient. Du moins en théorie. En pratique, ils se bornaient à vivre entre eux, dans leur milieu pourri d'intrigues, de jalousies et de rivalités. Et du fait de ces petits jeux de pouvoir, nous nous retrouvions, le plus souvent, pris entre le marteau et l'enclume."

Philippe Lasser qui pourtant juge que "où que j'aille, il se trouvait toujours une divinité pour venir m'empoisonner l'existence", se retrouve tour à tour engagé 
- par Isis afin de retrouver le manuscrit de Thot disparu à quatre jours de la fête d'Opet; festivité ô combien importante qui réaffirme la nature divine du souverain (en l'occurrence Ramsès XXVII).
- par Sekmet qui attend de lui qu'il remette la main sur une de ses chattes sacrées, disparue, avant le concours annuel des plus beaux chats du monde.
- par Isis à nouveau afin de retrouver le pénis de son mari Osiris (lequel fut découpé en mille morceaux par son charmant frère Seth et recomposé par Isis sauf le sexe gardé précieusement dans une jarre afin de ne l'utiliser qu'à bon escient .. "J'ai dissimulé le sexe d'Osiris pour que mon époux ne courre par le guilledou. Je le sors uniquement lorsqu'une petite envie me prend et ensuite je le recache.")
- par Khnoum parce que le Nil a cessé de couler en Egypte, retenu par les Dieux nubiens contre la libération du fils de leur pharaon, accusé d'avoir voulu empoisonner Ramsès.

Et au cours de ses enquêtes, le voilà confronté à un chef policier un brin mafieux qui a décidé de le faire coffrer une bonne fois pour toute, au Dieu Seth, cruel et revanchard qui se sert de lui comme un punching ball tout en parlant avec un accent italien, se faisant à l'occasion aider par un chat Ouabou (en réalité un Dieu transformé, pour le fun) qui réinvente le conte du Chat Botté à sa façon  et par Fazimel qui conduit une coccinelle rose comme une formule 1 ... Le tout ponctué d'humour et de dérision et d'absurdité : les désidératas des Dieux sont vraiment à mille lieues de ceux des humains et leurs préoccupations encore plus lointaines, ainsi les dénouements ne manquent pas de faire sourire par le côté complètement décalé de l'importance des résolutions pour ces Dieux : en gros Jean Philippe Lasser a souvent la sensation de se faire complètement entuber.
Ce personnage là, tout détective qu'il soit, a surtout en réalité envie de se faire du fric et de rester tranquillement assis à siroter son seize ans d'âge ..... et s'il accepte les missions qui lui sont confiées c'est en grande partie parce que l'on peut difficilement refuser quelque chose à un Dieu.  
Si l'on sent que Sylvie Miller et Philippe Ward ressentent une pleine affection pour leur héros, ils n'hésitent pas à le mettre gentiment en boite à la première occasion, ce qui le rend extrêmement sympathique ....

Et si on y rajoute la mythologie des Dieux revisitée par les deux auteurs, une fantasy qui se mêle au polar, une Gaule uchronique des années 30, on a là un roman qui se lit délicieusement et avec délectation. Le procédé narratif est strictement le même à toutes les nouvelles enquêtes : un bar dans lequel Jean Philippe Lasser sirote son whisky, un silence qui se fait parmi les pachas, annonçant l'entrée d'un dieu et tout recommence ... une enquête avec les mêmes éléments perturbateurs, donc le fameux Seth qui ne sait plus quoi inventer pour lui déglinguer la tête ... Après avoir pensé qu'il y avait un peu trop de similitudes entre ces éléments d'aventure, je me suis dit qu'en réalité ce procédé comme le modus operandi d'un serial killer était une note humoristique supplémentaire au contenu, du coup au lieu de me lasser il a achevé de mettre une touche plus qu'amusante à ces déboires de détective qu'on ne prend pas au sérieux (pas plus que lui d'ailleurs).
J'aurais d'ailleurs très envie d'entendre les auteurs s'exprimer sur ces "répétitions".

En bref, une très sympathique découverte que j'ai lu avec beaucoup de plaisir. J'ai très envie aussi de découvrir le second tome.

Ailleurs
Olya ; Lelf ...