mercredi 14 décembre 2011

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé de JK Rowling

Cette fois-ci c'est officiel, Lord Voldemort est bel et bien de retour et Harry n'a plus à passer pour un imbécile pour avoir affirmé ce fait durant un an.
C'est Dumbledore lui -même qui vient le chercher chez les Dursley pour l'emmener en premier lieu chez un professeur qu'il faut convaincre de venir enseigner à Poudlard .... avant de se rendre chez les Weasley pour les quelques derniers moments de tranquillité du jeune sorcier et de ses amis.

Car cette sixième année à l'Ecole de Magie ne va pas être particulièrement sereine ... Alors que commencent à régner tension et terreur, Harry Potter, qui se targe d'être l'homme lige de Dumbledore, va pouvoir mettre sa loyauté à l'épreuve. Il doit suivre désormais des cours un peu particuliers avec son Directeur qui vont l'amener à faire un peu plus intimement connaissance avec son plus grand ennemi.

Tout en continuant à soupçonner Rogues de jouer un double jeu et Drago Malefoy de formenter un mauvais coup .. mais sans oublier pour autant ce qui fait aussi la vie d'un adolescent de 16 ans : le sport (il est désormais capitaine de Quiddich), les cours (il devient un grand spécialiste en potions grâce à un manuel complété par un étrange individu se faisant appeler "Le prince de sang-mêlé") et l'amour (en la personne de Ginny la jeune soeur de Ron) ...

Si Harry Potter et la coupe de feu était un réel tournant dans l'histoire, Harry Potter et l'Ordre du Phénix un approfondissement des faits et des personnages, ce sixième Tome est celui des révélations.
En effet on sait désormais pourquoi Harry a survécu à la toute première attaque de Voldemort, ce qui le protège depuis le début et surtout comment le plus grand mage de tous les temps a pu survivre. On apprend ainsi le rôle des Horcruxes qui lui ont permis de morceler son âme, et ainsi de devenir un véritable monstre. On en sait plus aussi sur son passé et sa propre interprétation de la prophétie qui fut faite alors qu'Harry n'avait qu'un an.
Et au final on sait désormais la quête que devra accomplir Harry Potter pour le détruire.

Ce Tome ci n'est pas forcément le plus passionnant de la saga, il rencontre quelques longueurs, notamment dans les relations entre Ron et Hermione qui deviennent franchement pénibles, leurs éternelles disputes et froideurs sont un tantinet agaçantes, de la même manière la façon dont Dumbledore accorde une confiance aveugle en Rogues malgré les soupçons d'Harry est à hurler, on a réellement envie de lui ouvrir les yeux. Car on n'y crois pas un seul instant au côté rédempteur de cet individu méprisable, après tout c'est la faute de Rowling, elle l'a tellement placardé comme mauvais depuis le début que forcément il arrive un moment où on lui garde cette étiquette. 

J'avais déjà déploré le côté trop manichéen de la série, Rogues en est le parfait exemple ... en fin de compte j'aurais préféré que les soupçons de Harry soient faux et que le personnage qu'il méprise le plus soit en fait de son côté, cela aurait amené un côté vraiment intéressant à la suite des évènement.
Du coup, c'est Drago Malefoy qui devient le personnage le plus intriguant de ce tome ci, on le découvre différent, presque fragile, il n'a plus son côté méprisant, d'un côté il a plus grandi et mûri que les autres personnages, et la fin le montre enfin beaucoup plus sympathique, même s'il a choisi en fin de compte le mauvais côté de la force.

La fin ...  cette terrible fin qui, même si je la connaissais déjà, m'a laissée les larmes aux yeux ... forcément car non seulement Dumbledore occupait une place importante dans la vie de Harry, voire partenelle, et va laisser un vide terrible chez un jeune homme déjà éprouvé par beaucoup de pertes mais en plus cela m'a laissé un arrière goût d'impuissance .... Dumbledore étant le seul homme capable de résister à Voldemort, on se sent complètement démuni lorsqu'il disparaît, qui pourra désormais protéger le monde de la magie noire ? qui pourra défendre Harry ? Ce dernier va désormais avancer sans garde fou, sans plus aucune protection ni soutien. Plus que la perte d'un être cher, c'est celle de celui qui servait à tous d'armure contre Voldemort, lui disparu, plus rien ne pourra s'opposer au déchainement du mage noir .....

[Une fin qui est présentée aussi de façon très émouvante et sensible ce qui n'est pas forcément la façon d'écrire habituelle de l'auteure et rend l'évènement d'autant plus dramatique : le chant du phénix, l'hommage rendu de la part des sirènes et des êtres de la forêt .... c'est très touchant.]

Ne reste qu'un adolescent de presque 17 ans accompagné de ses deux fidèles amis pour faire face à la menace .... un dénouement qui se rapproche et trouvera son final dans le Tome suivant, le tout dernier de la saga. 

Extraits
Voldemort s'est créé lui-même son pire ennemi comme le font toujours les tyrans partout dans le monde. Sais-tu à quel point ces tyrans craignent les peuples qu'ils oppressent ? Chacun d'eux sait très bien qu'un jour, parmi ses nombreuses victimes, il y en aura forcément une qui se lèvera et frappera à son tour ! Vodemort n'est pas différent ! Il a toujours guetté celui qui le défierait. Dès qu'il a connu la prophétie, il est aussitôt passé à l'action et le résultat, c'est que non seulement il a choisi l'homme le plus susceptible de le vaincre mais qu'il lui a également fourni les armes les plus mortelles qui soient !

Quelque part dans l'obscurité, un phénix lançait un chant que Harry n'avais encore jamais entendu : une lamentation déchirante d'une terrible beauté. Comme il lui était déjà arrivé de le ressentir lorsque chantait le phénix, il eut l'impression que la musique ne venait pas de l'extérieur mais qu'elle était en lui : c'était son propre chagrin, transformé par magie en une mélodie, qui s'élevait dans le parc et leur parvenait par les fenêtres du château.

Ailleurs


lundi 12 décembre 2011

Salon du Cheval 2011

Le Salon du Cheval à Paris c'est un incontournable pour tous les passionnés d'équitation. Pour ma part c'est la deuxième année que je m'y rends.
Passées les découvertes d'une première fois, on ne voit forcément plus les choses de la même manière la seconde fois. Cela reste  un moment plaisant bien que le monde inimaginable gâche un peu le côté plaisir ... avancer au pas toute une journée, se faire bousculer ou ne quasi rien voir de la plupart des animations parce qu'il y a des rangées de 4.5  personnes et peu de chance de parvenir jusqu'aux barrières c'est franchement pénible ....

Bon heureusement j'ai pu voir pour la première fois le Championnat du Monde du Cheval Arabe, celui des pouliches de 1 à 3 ans puis dans le ring d'échauffement celui des mâles du même âge ...  cela a un côté show très poussé, un peu comme dans ces expositions canines où l'on pomponne tellement les petits toutous qu'ils n'ont plus l'air de rien et surtout plus de chiens. Heureusement chez le Pur Sang Arabe, même si on lui maquille les yeux et qu'on lui lustre la robe, il lui reste ces allures sautillantes, bondissantes et merveilleuses d'une dynamite en mouvement.


Et surtout ... surtout il y a eu la Nuit du Cheval ..

Cette année celle ci était consacrée aux chevaux cascadeurs, organisé par Mario Luraschi, le plus grand dresseur de chevaux de cinéma de tous les temps : plus de 400 films à son actif dont Jeanne d'Arc, James Bond etc .... Il a pu ainsi nous présenter joutes, voltige de haut niveau, chevaux de feu, cascades diverses ...

Un grand moment, vraiment très très chouette, cela valait vraiment le détour.

Quelques photos pour se faire une petite idée du travail accompli (elles ne sont pas de grande qualité au vu du manque de lumière).










jeudi 8 décembre 2011

Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel

Paris .. 1633 …. sous le règne de Louis XIII …. Alors qu’une société secrète particulièrement puissante et dirigée par des dragons - la Griffe Noire - menace l’Europe, le roi en appelle au Cardinal de Richelieu afin de retrouver le chevalier d’Ireban, héritier d’un Grand d’Espagne … l’Espagne, pays ennemie de la France qui promet à cette dernière représailles si ce chevalier n’est pas retrouvé.
Pour ceci, Richelieu dispose d’un atout : ses Lames, des hommes et femmes duellistes, aux talents exceptionnels et surtout dotés d’un courage à toute épreuve.

Les Lames du Cardinal qui vont alors mettre tout en œuvre pour remplir la mission qui leur ait confiée … même si elles en ignorent au départ les tenants et aboutissants.

Je n’ai que deux choses à dire sur ce roman
- Il n’est pas facile à lire
- J’ai absolument été enchantée

Sa difficultés en premier lieu : elle réside par le fait que les personnages sont très nombreux, il faut un petit moment pour entrer réellement dans le récit et s’y retrouver parmi tous ces protagonistes surtout que Pevel passe de l’un à l’autre très rapidement. Des personnages haut en couleurs, troublants, dont on ne sait pas toujours s’ils sont traîtres ou amis. J’ai du noter leurs noms sur un petit carnet pour savoir où j’en étais. Et puis ils sont assez froids dans l’ensemble, on a du mal à s’attacher à eux au départ, du mal à percevoir leurs sentiments. Etrangement j’ai ressenti la même chose avec la lecture des Enchantement d’Ambremer, une certaine difficulté à entrer dans l’histoire et un peu de mal à accrocher aux personnages.

Mais ensuite c’est du ravissement à l’état pur … déjà il s’agit d’un roman de cape et d’épée avec combats à la clé dont le final est époustouflant, plein d’action et de rebondissements (je suis complètement restée scotchée au livre sur les dernières pages), ensuite les éléments de fantasy s’infiltrent peu à peu, tout en faisant partie intégrante du récit :
- Des dragons dont certains ont pris forme humaine, des vyvernes (cousins de leurs races) et des dragonnets mais aussi des sang mêlés issus de l’amour d’un dragon et d’une femme et des dracs (une race engendrée par les dragons pour les servir).
- Une femme qui pratique une sorte de magie noire, destinée à accomplir un rite pour implanter une loge de la Griffe Noire en France

Le roman est jalonné aussi de références historiques, sur le Paris d’avant, la vie au quotidien, c’est très intéressant.

Et puis on est forcément embarqué par le récit, Pierre Pevel nous emmène dans des directions, puis nous trompe, nous emmène dans d’autres …. Tel personnage que l’on pense traître est en fait un espion qui travaille sous couverture, tel autre se révèle être un proche d’une des Lames, encore un autre qui semblait irréprochable joue un double jeu … Bref on est sans cesse baladé entre vérités, mensonges et semis vérités, découvrant les évènements en même temps que les personnages, allant de surprise en surprise, la fin m’a littéralement laissée bouche bée et pleine d’interrogation.

Et en tout cas qui m’a fortement donné envie de poursuivre, vivement ma Lecture Commune avec Spocky.
J’achèverai sur une remarque : Pierre Pevel est un véritable magicien pour moi, cela fait la seconde fois qu’il me donne la sensation de ne pas parvenir à entrer dans une histoire pour en fin de compte me faire apercevoir que non seulement je suis dedans mais qu’en plus j’aime beaucoup.

Ah et aussi .. je suis complètement raide dingue de la couverture !

Extraits
Saint-Lucq retint un soupir.
Puis impassible, il fit glisser de l’index ses bésicles rouges sur son nez, et coula un regard par en dessous à la jeune fille …
… qui se figea en découvrant des yeux reptiliens.

Les cieux s’obscurcissaient. Toujours hurlant, le dragon spectral se tordait de douleur tandis que des lambeaux s’arrachaient à se silhouette fantomatique telles des langues de brume. Des grondements orageux retentissaient. Des éclairs pourpres et or déchiraient l’obscurité. Sass’ Krecht libérait une puissance qui devait trouver un exutoire.

Ailleurs
Olya ; shaya, Spocky

mardi 6 décembre 2011

Top Ten (7)


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon un thème littéraire défini sur la blog de Iani - rendez-vous initialement prévu créé par The Broke and The Bookish-

Voici donc le thème de cette semaine


Les 10 livres qui ont bercé votre enfance

Je pense que ce Top Ten va être intéressant à bien des égards sur la blogosphère : car non seulement il traduit un peu ce que nous avons pu être, enfant, sur nos goûts littéraires mais en plus il risque d’être radicalement différent d’une génération à une autre. Car en matière de changement, la littérature jeunesse a connu une sacré progression entre les années 70 et maintenant !

Faire mon propre Top Ten a été à la fois très rapide, facile et long, difficile.
Rapide et facile car en un clin d’œil j’ai trouvé somme de livres que j’ai pu lire et relire mainte fois dans mon enfance … mais du coup long et difficile car il m’a bien fallu faire un tri.
En guise de Top Ten, un Top Fifteen voire plus aurait été plus adapté.
Du coup j’ai retenu ceux qui m’avaient le plus marquées et qui sont à l’origine de beaucoup de mes goûts et loisirs d’aujourd’hui.


Brave Duke de Joseph CHIPPERFIELD : En quelques lignes l’histoire d’un chien, un Berger Allemand (bien évidement) qui échappé d’un chenil va vivre presque sauvage jusqu’au moment où il rencontre l’Homme,celui pour qui son dévouement sera sans égal. A la manière des Lassie ou des romans de Jack London sur la passion entre un chien et son maître, Brave Duke m’avait à ce point conquise qu’emprunté à la bibliothèque de mon école je ne le rendis jamais. Je crois que c’est Le livre de mon enfance.

L’Etalon Noir de Walter FARLEY : Après les chiens,les chevaux ma deuxième passion : qui n'a jamais rêvé d'avoir comme meilleur ami le plus sauvage et le plus noir des étalons ? Je l'ai tellement lu, lui et sa suite, qu’il est très surprenant qu’ils soient encore en bon état. Comme quoi la bibliothèque verte était drôlement résistante.

Mon ami Flicka de Mary O’HARA : Non seulement c’est un livre qui traite de chevaux mais c’est en plus un formidable roman bien écrit, qui raconte la vie dans l’Ouest américain, les grandes étendues sauvages, les paysages hallucinants …. Un bien beau voyage, ce qui explique qu’il fait partie de mon Top Ten. Et un livre que je relis très souvent, pour moi un des meilleurs sur le cheval.

Les six compagnons de le Croix Rousse de Paul Jacques BONZON : Encore toute une série qui a accompagné mon enfance, c’est bien simple j’en demandais à chaque anniversaire,du coup j’en ai une bonne collection et de la vieille bibliothèque verte cartonnés qui plus est ! Pour précision ce ne sont pas tellement les histoires policières qui m'intéressaient mais belle et bien la présence de Kafi le chien loup des compagnons, c'est d'ailleurs ainsi que j'ai appelé mon tout premier chien.

Charlotte Parlotte de Michael BOND : C’est tout simplement l’histoire d’un cochon d’inde seulement pas n’importe lequel, Charlotte Parlotte parle et invente des histoires mais alors quelles histoires !!!Ainsi nous apprendra-t-elle l’origine de son espèce tout comme l’explication du manque de queue qui la caractérise. C’est si savoureux et empreint d’humour qu’il y a 3 ans, lors de l’arrivée du cochon d’inde (Chouquette) de ma classe, j’ai lu cette histoire à mes élèves. Ils sont absolument adoré et j'en ai revu pas mal aller s'y replonger dedans ensuite.

Deux ans de vacances de Jules VERNE : Je ne le possède pas dans ma bibliothèque mais c’est encore un livre que j’ai emprunté moult et moult fois à la bibliothèque à côté de chez moi (j'adorais y passer des heures les mercredis après midi même si j'obligeais ma soeur - qui détestait la lecture - à m'y accompagner car j'étais trop timide pour y aller seule), j’ignore si c’est le premier Jules Verne que j’ai lu(j’avais beaucoup aimé aussi Un capitaine de quinze ans) mais cette aventure de ces jeunes qui se retrouvent en autarcie sur une île déserte durant deux années, m’avait vraiment séduite. Je le relirais bien d’ailleurs.

Le faucon déniché de Jean Côme NOGUES : C’est LE livre intemporel par excellence il peut être lu par toutes les générations.Cette histoire, qui se passe au Moyen Âge au pays de la fauconnerie, est très intéressant à plusieurs points de vue. J’ai eu ma période oiseaux de proie grâce à lui et d’ailleurs j’en ai gardé une certains fascination, je suis toujours contente d’aller les voir en spectacle … comme à Provins l’été dernier.

Le petit Nicolas de SEMPE GOSCINNY : Bon on ne le présente pas, je fais l’impasse sur le film qui est une grosse daubasse, en tout cas qui ne m’a pas fait rire du tout, même pas sourire, pour rester sur la magie des ces histoires intemporelles elles aussi. Si je ne les ai pas tous lus, j’en ai lu aucun. C’est drôle, c’est lisible par toutes les générations d’enfants, c’est vraiment chouette comme dirait Nicolas.

Le poney rouge de John STEINBECK : Un roman terriblement émouvant, un peu dans la trempe de Mon amie Flicka dans la mesure où si le cheval est le sujet principal, l’accent est mis aussi sur la vie d’une Amérique des années 60 où la vie est rude et sauvage. Celui-ci je l’ai relu et chroniqué il y a quelques mois, c’est ici.

L’appel de la forêt de Jack LONDON : Ah les livres de London que je lisais bien au chaud sous ma couette tandis que le vent du Grand Nord hurlait avec les loups dans les pages qui défilaient. Ce livre là est dans un piètre état, tellement il a été lu, les pages ne tiennent plus, la couverture est toute chiffonnée mais pour rien au monde je ne le remplacerais.J’en ai lu beaucoup d’autres du même auteur, et comme quoi les livres influencent vraiment nos envies car durant un certain nombre d’années je ne rêvais que d’une chose c’est de me rendre en Alaska ….Et durant toute mon adolescence j'étais complètement amoureuse de l'hiver et de la neige.

Bon je fais une petite entorse à ce Top Ten en lui rajoutant un onzième livre, que je n’ai pas cité de prime abord car je crois que c’est un roman que l’on ne comprend vraiment que lorsqu’on est adulte, jeparle
Du Petit Prince de Saint EXUPERY : Je n’en dirai pas plus si ce n’est que c’est un véritable chef d’œuvre et qu’il faudrait le faire lire à tous les enfants des écoles.

dimanche 4 décembre 2011

Harry Potter et l'ordre du phénix de J.K Rowling

Les choses vont mal pour Harry Potter ... outre le fait qu'il a 15 ans et ressent les affres de l'adolescence, il passe un été désagréable chez les Dursley en attente de nouvelles de Voldemort qu'il a vu renaître à la fin de l'épreuve de la Coupe de Feu, se sent abandonné par ses deux meilleurs amis Ron et Hermione, et par Dumbledore et comble de tout, se fait attaquer par des détraqueurs, ce qui lui vaut d'être jugé pour usage de sorcellerie en présence de moldus.

Et les choses ne vont pas en s'arrangeant lorsqu'il retourne à Poudlard l'école de Sorcellerie, la plupart des élèves le prennent pour un cinglé, les examens les plus importants de sa scolarité l'attendent et cerise sur le gâteau, un nouveau professeur de défense contre les forces du mal vient d'arriver.
Dolorès Ombrage ne va pas tarder à faire régner un climat dictatorial au sein de l'école et rendre les choses encore un peu plus difficiles pour notre jeune sorcier qui, pourtant, n'est pas décidé à se laisser faire ...

L'Ordre du phénix ne faisait pas partie de mes préférés de la sage d'Harry Potter, loin de là ... et pourtant à sa relecture j'ai révisé mon jugement. Certes j'avais du m'arrêter au côté exécrable d'Harry durant les deux premiers tiers du livre et au côté non moins désagréable du règne de cette Ombrage. Pourtant ce Tome 5 est très complet à tous points de vue et fourmille de petits détails qui sont primordiaux.

La Coupe de Feu donnait un véritable tournant à la saga, l'Ordre du Phénix vient confirmer ce changement ... le monde de la sorcellerie ( et par là même celui des Moldus) est à nouveau en grand danger .. le plus grand mage noir de tous les temps, un Hilter en puissance, est de retour.
Et pourtant le Ministère de la Magie refuse de croire en son retour, préférant se cacher derrière le mensonge et la dissimulation.

Tout est approfondi dans ce Tome, comme l'évolution des personnages. Ils ont 15 ans, ils sont en pleine adolescence, cette période où l'on croit qu'on a toujours raison et que personne ne vous aime. Harry Potter en est l'exemple absolu comme le dit si justement le portrait de Phinéas Nigellus :
" N'essayez jamais de comprendre les jeunes. Ils détestent ça. Ils préfèrent de trois loin rester des incompris tragiques, s'apitoyer sur eux-même ...."
Et surtout ils se sentent désormais assez grands pour s'estimer frustrés lorsqu'on les tient à l'écart des choses et pour vouloir agir eux aussi.

Ensuite ces personnages que l'on pensait avoir bien cadrés se révèlent encore plein de surprises, je pense notamment à :

- Rogue : ce personnage est détesté et détestable depuis le début .... et pourtant pour la première fois on ressent presque de la compassion lorsqu'on apprend quel a été son passé au sein même de l'école de Poudlard .... on comprend en tout cas mieux la haine qu'il peut ressentir envers Harry ..... sans que cela l'excuse pour autant, car c'est un adulte qui en fin de compte n'a pas su dépasser son adolescence pour évoluer, il est demeuré plein de fureur et de rancoeur.
- Dumbledore : à quel jeu joue-t-il ? Durant tout le récit, on se pose des questions sur son compte, pourquoi refuse-t-il de regarder Harry, pourquoi ce dernier ressent-il à plusieurs reprises l'envie de lui faire du mal ? Pour la première fois on se pose la question : et si le Directeur n'était pas en réalité celui qu'il prétend ? Il faudra attendre les dernières pages pour comprendre les choses. Il perd d'ailleurs son côté "contrôle de tout", il apparait du coup beaucoup plus humain ... et vieux.
- les parents d'Harry .. jusque là leur fils ne pouvait que les idolâtrer .... il ne les avait pas connu, forcément ils ne pouvaient être que parfaits .... et pourtant .... eux aussi ont été des adolescents et pas forcément toujours des saints ..... Un coup très dur pour Harry ... qui le bouleverse réellement.

Sans compter les personnages qui prennent encore plus d'importance, comme Sirius (pour mon plus grand plaisir, j'aime beaucoup les moments passés avec lui dans sa maison, surtout au moment de Noël, lui qui pensait se retrouver seul .... et qui explose presque de joie parce qu'en fin de compte il sera avec des personnes qu'il aime ), Neville, Ginny la jeune soeur de Ron ...

D'autre part, ce récit bien plus long que les précédents (ils sont de plus en plus longs au fur et à mesure des tomes) nous fait vivre presque au jour le jour l'année d'école des 5ième années, encore plus précisément qu'auparavant ... les BUSES (Brevet de Sorcellerie Elémentaire) en sont l'élément essentiel, mais sans pour autant prendre le pas sur des évènements très particuliers : les comportements des uns et des autres par rapport à Harry : ceux qui le croient et décident de combattre à ses côtés, ceux qui tentent de le faire passer pour un fou ....
On pense bien entendu aux phénomènes de collaboration et de résistance face à un danger extrême .... tout aussi bien représenté par la menace de Voldemort que par la présence d'Ombrage Dolorès.

Sans oublier quelques moments épiques, comme le final des jumeaux Weasley face à Ombrage, les affres du pauvre Ron antidoué pour le Quiddich car tétanisé par le trac, le combat des membres de l'Ordre qui se soldent par la perte tragique de l'un d'entre eux, la révélation d'une prophétie ....
Au final je me suis dit que ce cinquième opius n'était pas si mal que cela. Il est même rudement bien en fin de compte même si sa fin est terriblement triste .... pour une fois j'admets que Harry a des raisons de se comporter désagréablement ..... on ressent parfaitement son désespoir.

Harry Potter et l'Ordre du Phénix a cessé en tout cas de faire figurer cette série dans le simple livre jeunesse, de par sa complexité et son approfondissement des évènements.

Ailleurs
Tigger Lilly, Olya, Calenwen ...

jeudi 1 décembre 2011

Lectures en cours (17) et Nouveau Challenge

Les Utopiales pour les rencontres et les discussions entre blogueurs, c'est le très bon point de ces festivals autour du livre. C'est ainsi qu'au détour de rangées de livres dans la fabuleuse librairie du Palais des Congrès, je me suis retrouvée à deviser avec Anudar sur l'opportunité de participer à son Défi Herbert.
A vrai dire j'y avais un peu songé, mais ayant déjà lu le début du Cycle de Dune et ne sachant pas si j'allais poursuivre immédiatement et surtout croyant que le Défi s'achevait fin 2011, je l'avais mis de côté. Anudar a su parfaitement me convaincre et du coup j'annonce ma participation officielle à son Défi.
Qui s'il a débuté le 15 Octobre 2011 s'achèvera le 15 Mars 2012, le temps pour moi d'avancer un peu le Cycle de Dune, voire même le terminer et aussi de lire d'autres choses de cet auteur.

Ainsi pour ouvrir les lectures prévues pour le mois de Décembre :

- La mort blanche de Frank HERBERT
Lorsque la voiture piégée explosa dans une rue de Dublin, John O'Neill vit mourir sa femme et des deux fils par la faute d'un terroriste. Il était génie, il devint le Fou. Il avait perdu toute raison d'exister sauf une, la vengeance : il allait faire partager sa souffrance pas la Terre entière ...
Ce livre a le double avantage d'entrer dans le Challenge d'Anudar ainsi que celui de Tigger Lilly sur la Fin du Monde.

On continue avec les Challenges
- Eternity Incorporated de Raphaël GRANIER DE CASSAGNAC
Après l'anéantissement de la civilisation par un virus inconnu, une partie de l'humanité survivante a trouvé refuge dans une ville-bulle régentée par un ordinateur central omnipotent : le Processeur...
Pour le Challenge Fin du Monde qui prend fin à la fin de ce mois ci, je ferai un petit bilan à ce moment là sur mes lectures qui auront été plus nombreuses que prévu ...

- Dreamericana de Fabrice COLIN
Ecrivain de renom, Hades Shufflin est l'auteur d'une immense fresque consacrée à un XIXe siècle alternatif. Mais en cette année 2012, alors que son nouvel opus est attendu de tous, Shufflin peine à retrouver l'inspiration : or, le roman en devenir représente un jalon crucial dans sa carrière. ...
Ce livre dans le cadre du Challenge Steampunk de Lord Orkan.

- Les lames du cardinal de Pierre PEVEL
Tome 2 que je vais découvrir en lecture commune avec Spocky à partir du 12 Décembre. J'ai hâte, cela fait longtemps que je n'ai pas fait de LC et j'aime particulièrement cela, je trouve que l'on aborde les livres de manières tout à fait différente.

Et enfin pour achever, je continue ma relecture du cycle des Harry Potter, je suis sur la fin du Tome 5 actuellement.

mercredi 30 novembre 2011

Cygnis de Vincent Gessler

Un trappeur Syn et son loup cybernétique Ack intemporel .... des étendues de neige .... des ruines qu'ils foulent sans savoir vraiment à quoi elles se rapportent .... d'étranges objets issus d'un passé dont presque plus personne ne sait rien ..... Voici tout l'univers de Cygnis offre un univers atypique de post apocalypse
- les humains en premier lieur : des trappeurs, des fouisseurs ou des troglodytes, faisant plus ou moins bon ménage
- des robots : les diasols que Syn entend étrangement de loin grâce à un bourdonnement qu'il ressent dans ses oreilles
- une chose effrayante qui rôde se livrant à des massacres : "Le corps annelé se met en mouvement, fondant sans bruit sur le couple, deux appendices tendus vers les gorges."

L'univers est très mystérieux, on ne sait en premier lieu rien du passé du trappeur (lui non plus d'ailleurs), on ne sait pas davantage pourquoi son loup a vécu si longtemps et semble moitié animal, moitié robot ..... Mais peu à peu les éléments se découvrent, lentement, doucement.
Car c'est un livre qui se lit lentement, d'abord pour savourer un style très poétique, très posé, on a la sensation que Vincent Gessler s'est particulièrement appliqué pour nous offrir un beau récit.
Et il y réussit ..

"Le deuil s'enracine sur cette terre où nous marchons, toujours en rond. Il y a quelque chose d'irréductible dans la déchirure de la perte, dans l'amour blessé qui ne veut plus se découvrir. Une amertume qui en appelle aux larmes, aux mots muets, aux mots hurlés. Notre existence se joue ici, entre ces valeurs inventées par nos pères et celles que nous apprenons. Les hivers sont passés sur le monde, et les étés. L'être humain est mort par milliers, par millions il a gorgé la terre de son sang. Il a dominé le feu du ciel, puisé celui de la terre, asséché les mers et aux enfants de ses enfants offert toutes les larmes ..."

Bon je suis plutôt du genre sensible à ce genre d'écriture, même si cela semble un tantinet forcé, c'est vraiment très agréable à lire, ce style bien coulé et beau.
Et au début si j'ai ressenti une certaine frustration à ne pas savoir, ne pas comprendre pourquoi les hommes ont subi un cataclysme -mais lequel ?- puis sont de nouveau là, vivant différemment ... proches de la nature, existant dans un monde à la fois moderne par des objets et des armes d'antan réutilisés et ancien, qu'on situerait peut être à l'époque de la ruée vers l'or ... mais en fin de compte j'ai accepté de me laisser guider lentement vers une fin qui de toute façon éclaire tout.

J'ai aimé aussi les personnages, qui ne sont pas des héros, mais des humains qui ont pu accomplir des choses terribles au cours de leur vie, ne sont pas pour autant mauvais ou bons ....
Ils semblent chacun cacher un secret qui les hante et qui est douloureux à livrer.
Ils nous paraissent d'autant plus proches et humains.
J'ai beaucoup apprécié aussi le loup, bien entendu, ce presque double de Syn, un peu comme Oeil de Nuit dans La Citadelle des Ombres.

" Le lien qui unit l'homme à son chien ou à son loup est si fort qu'il est au-delà des mots, hors de tout champ d'expression. Il est composé de la somme de toutes ces nuits et tous ces jours, de tous ces soleils qui ont tracé l'horizon, de toutes les étoiles regardées, ces feux allumés au soir, ces échanges de soupir, de monologues formulés ou non, de gestes esquissés, de regards surtout, souffrances partagées et chaleur mutuelle."

On n'a pas la sensation de lire un récit de SF mais plutôt de fantasy et pourtant les éléments du premier sont bien présents, enracinés parmi cette quête des origines de chacun.
Quant au dénouement il est tout à fait original.
Bref un roman qui séduit, qui se lit vraiment avec plaisir.

Et une couverture qui est tout simplement sublime.
Cygnis a reçu le Prix des Utopiales 2010 et le Prix Julia Verlanger 2010.

Je l'ai lu dans le cadre du Challenge Fin du Monde de Tigger Lilly.



Extrait

"L'épouvantail tend ses câbles à l'extrême, ses épaules se dilatent, son corps se gonfle. Dans son dos se déploie l'étendard de la mort comme une aile noire et immense. En quelques instants, la taille de la créature a doublé. Ses bras s'ouvrent en deux et se démultiplient, s'allongent, les membres pendants se rigidifient. Le haut du corps entame une lente rotation."

Ailleurs
Lelf ; Julien ; Shaya ....

Vincent Gessler était présent aux Utopiales et a participé à la conférence portant sur Les histoires de fin du monde. Il m'a aussi dédicacé mon exemplaire.

dimanche 27 novembre 2011

Salon du Livres de Colmar

C'était un hasard, mon WE en Alsace tombait pile sur le 22ième Salon du Livre de Colmar dont le thème portait sur "Effroyables forêts" .....

Un Salon qui n'est ni spécialisé en SFFF ni en jeunesse, forcément cela allait me dépayser .... Alors étais-ce parce que je n'étais pas entourée de mes potes-blogueurs, ou parce que la littérature ne me parlait pas trop ou encore parce que c'était tout simplement peu intéressant ?

Toujours est-il que je m'y suis baladée, un peu désorientée et dubitative : beaucoup de monde (trop !) ... des allées minuscules entre les stands .... un public très varié mais qui bouscule sans façon (au moins 3.4 fois, particulièrement lorsque je prenais des photos, no coment !) .... beaucoup d'auteurs, serrés les uns contre les autres et ne paraissant pas forcément faciles d'accès (cela change des auteurs fréquentés habituellement qui ont le sourire aux lèvres et l'envie de communiquer) ... Bon j'avoue aussi que je n'ai pas tenté de les aborder, ni même le seul que j'aurais pu avoir envie, Fabrice Colin devant lequel je suis passée au moins 3 fois (histoire de me rassurer, oui y'a au moins un auteur que je connais !).
Avec un petit dragon devant

Pour le reste .... un immense espace partagé en trois, celui des auteurs donc ... celui de stands qui à défaut de porter très peu sur le thème de l'année (en fait surtout des productions de classes avoisinantes) revendiquaient fortement l'appartenance du Salon à l'Alsace, et un dernier consacré à la jeunesse avec des espaces consacrés aux contes et au thème de la forêt (enfin !) je dirais l'espace le plus agréable et sympathique du Salon.
Une visite décevante donc ....


Richard Boringher
Qui s'est finit dans un petit salon littéraire où j'ai lu une BD d'Astérix en attendant l'heure de partir.



Fort heureusement le WE a été rattrapé par une visite de Strasbourg et de ses illuminations de Noël, très chouette.


Un pain d'épice géant







mercredi 23 novembre 2011

A comme association : Ce qui dort dans la nuit d'Erik L'Homme

Le titre est très évocateur de ce qui démarre ce nouveau tome de A comme association .. En effet quelque chose qui parle à la première personne rôde tout au long du livre, en caractère gras .... intrigue et effraye ....

"Je roule dans la poussière, au milieu des cailloux. Je le redresse, je me relève. Là-bas, de l'autre côté, les loups sont assis, formant une rangée de gueules haletantes. Ils me regardent sans y croire.
Moi non plus je n'y crois pas. Une course pareille. Un saut pareil. Comment j'en serais capable ? Ce n'est pas normal. Je vais me rév ....."

"Lorsque l'arène est remplie de cadavres, quand je ne parviens plus à marcher sans glisser sur les flaques de sang, je pousse à mon tour un hurlement, qui rebondit contre les murs de bois et auquel répondent des vociférations enthousiastes.
J'ai triomphé. Et je lève les bras vers le ciel rouge. Ce n'est pas normal. Je vais ..."

Mais qui parle ? Au début on peut penser qu'il s'agit de Jasper puisqu'il raconte aussi son histoire à la première personne ... mais peu à peu on doute, on s'interroge ... un mystère qui n'est pas résolu à la fin du livre, qui nous laisse sur notre faim ...

En même temps, on suit à nouveau Jasper qui à la suite de la découverte d'une organisation qui lui en veut personnellement (et qui en voulait à Ombe) vient faire son rapport des derniers évènements auprès de ses chefs. Sauf .. qu'il trouve la porte close et que voyant des Agents sortir du bâtiment, décide de les suivre, repartant, selon sa bonne habitude à l'aventure.
Aventure qui le conduira dans la traque d'un dangereux chamane et qui lui fera rencontrer une jeune fille Agent comme lui ...

Quel soulagement de retrouver un Jasper qui semble avoir un peu repris du poil de la bête après la tragédie subie dans Là où les mots n'existent pas.
Certes il est encore hanté par des cauchemars
"C'est peut-être à cause d'eux, à cause de ça que je fais de cauchemars horribles qui s'effacent quand j'ouvre les yeux ; des yeux embués par l'effroi. Des cauchemars qui s'évaporent comme la brume dans les premières lueurs du jour ..."

Mais pour autant il a retrouvé un peu de son humour :
" C'est dans ce parc qu'on a joué, avec Romu et Jean-Lu, la première composition de notre groupe (les Crabes fantômes) devant un public entièrement constitué de pigeons (au sens animal du mot). Public volage, qui, aux premières notes de cornemuse, s'est dit qu'il valait mieux imiter Alamanyar et s'envoler en pagaille, plutôt que de rester et devenir sourd."

Toujours aussi curieux et maladroit, mais surdoué en magie, il n'hésite pas encore une fois à mettre sa vie en danger.
Ce qui est vraiment plaisant dans ce Tome c'est la présence de Ombe, toujours, en esprit certes mais comme le souvenir de Bottero reste présent dans les mémoires, son personnage n'est pas tout à fait mort ... enfin il l'est physiquement mais pour autant il continue à exister à travers Jasper et même à communiquer avec lui, et franchement c'est vraiment formidable. J'avoue que j'ai du mal à faire le deuil d'un personnage que j'appréciais et le roman précédent était tellement empreint de tristesse que je suis soulagée de voir la tournure que prennent les choses.

On a donc deux histoires en parallèles dans Ce qui dort dans la nuit, plus encore une qui concerne directement Mademoiselle Rose qui prend de plus en plus d'importance au cours des tomes.
Et enfin l'arrivée de Nina qui, sans parvenir à occulter Ombe, va redynamiser le récit qui a pris de la profondeur, nous dévoilant des aspects des personnages que nous ignorions jusqu'à présent, notamment en ce qui concerne Walter.

La suite nous dira ce qu'il adviendra des relations entre Jasper et Nina. Et aussi du dénouement des évènements car la fin nous donne une réelle surprise ....

En tout cas un roman qui se lit toujours aussi bien, au style très agréable. J'aime décidément beaucoup.
Et un auteur très sympathique avec qui j'ai pu échanger quelques mots (non pas que quelques, nous avons vraiment discuté surtout de son Tome précédent) et faire dédicacer cet exemplaire aux Utopiales.
RV donné aux Imaginales pour faire dédicader le prochain qui sort en Février 2012.

mardi 22 novembre 2011

Top Ten Tuesday (6)


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon un thème littéraire défini sur la blog de Iani - rendez-vous initialement prévu créé par The Broke and The Bookish-

Voici donc le thème de cette semaine

Les 10 manies, habitudes littéraires que vous avez

Bon j'avoue qu'au début je me suis bien demandé ce que j'allais pouvoir remplir dans ce Top Ten et puis en y pensant dans la journée, lorsque j'avais l'esprit un peu libre, je me suis rendue compte que oui j'allais pouvoir en trouver quelques unes ...

1) Parce que petite je lisais toujours la fin des livres avant de les démarrer, pour me préparer psychologiquement en cas de mort d'un personnage principal, j'ouvre toujours un livre par la fin, juste pour regarder les pages, leur nombre, choper un ou deux mots au passage, sans plus, avant de refermer et de le commencer par le début.
2) Je lis toujours les quatrièmes de couverture, plusieurs fois de suite, pour m'imprégner du livre, quelquefois je regrette car on en apprend trop mais comme la plupart du temps lorsque je suis partie dans le livre, j'oublie ce que j'y ai lu, cela va.De la même manière, je regarde toujours très longuement les couvertures, plusieurs fois aussi, je suppose toujours dans le but de m'imprégner. Il m'est arrivé aussi de les contempler un bon moment avec ravissement lorsque c'était une suite de livre particulièrement attendue, avec un regard gourmand je suppose.

3)
Je promène toujours mes livres partout dans la maison, dans ma chambre, dans ma salle de bain, dans mon salon ... partout où je suis ils me suivent.

4)
Mes livres que je suis en train de de lire dorment avec moi, à côté de mon oreiller, cela m'arrive même de vérifier dans un demi sommeil s'ils sont bien là. Je suppose que c'est une prévoyance en risque d'insomnie, au moins je suis sure d'en avoir un à portée de main.

5)
Je lis toujours en voiture, dès que je ne conduis pas, je suis prise de l'envie dévorante de lire, cela fait passer le temps et comme j'ai la faculté de me plonger intégralement dans un livre, il peut se passer n'importe quoi autour de moi, je n'entends rien.
Dans le même genre même si ce n'est pas au même endroit, je lis énormément dans mon bain, quel agréable endroit !

6)
Je prends toujours trop de livres lorsque je pars en voyage .... de peur de manquer. Je prévois ce qu'il faut, j'anticipe même que j'aurai largement assez et toujours au dernier moment, j'en reprends un, c'est plus fort que moi.

7)
Je range mes livres par préférences, par exemple dans mon salon il y a tous les livres que je préfère ou ceux à lire, je range les autres dans d'autres pièces.

8)
Je prends toujours mes bibliothèque en photo si je dois déménager car c'est la première chose que je réinstalle quand je suis dans mes meubles et il est primordial pour moi que ce soit exactement comme avant. J'ai même fait pire une fois, j'ai étiqueté mes étagères, en notant les collections et tout et tout.

9)
J'ai pris l'habitude de prendre des notes sur les livres que je lis, en mettant soit des bout de papier à l'intérieur des pages, soit en marquant les pages dans un petit carnet (et écrire une remarque, une citation), cette manie est récente, elle existe depuis que je tiens mon blog.

10)
Je ne lis pratiquement que des livres à moi, je n'emprunte pas dans les bibliothèque et si on me prête un livre, si je l'aime je l'achèterai de toute façon, j'ai besoin qu'ils m'appartiennent.

lundi 21 novembre 2011

Harry Potter et la coupe de feu de J.K Rowling

Harry Potter a quatorze ans et va entrer en quatrième année de sorcellerie à l'école de Poudlard ... pour une fois il a passé un été relativement correct - sa Moldus de famille étant tellement traumatisée par l'arrivée d'un parrain meurtrier dans l'entourage du petit sorcier qu'elle l'a laissé au moins disposer des ses affaires de magie dans sa chambre - si on exempt un cauchemar terrifiant dans lequel Voldemort ourdit des plans de meurtre ....

Un cauchemar qu'il va pourtant rapidement laisser de côté pour vivre un grand évènement : la Coupe du Monde de Quidditch ..... puis un tournoi de magie qui met en concurrence les trois plus grandes écoles de magie .... Il ne se doute pas alors qu'il va être une fois de plus au coeur des évèvements et de façon plus dramatique encore que les années précédentes.

Si Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban gagnait en maturité sur beaucoup de points ... ce Tome 4 est LE véritable tournant de la saga .... Les choses se mettent enfin peu à peu en place pour le grand retour de celui que tout le monde craint et surtout les jeunes sorciers quittent définitivement le monde de l'enfance.

Ce qui peut paraître pour une simple aventure de plus pour Harry est en réalité les prémisses d'un long combat que le monde de la magie va devoir à nouveau livrer contre le plus grand mage de tous les temps. Et surtout les révélations sont de taille :
- le lien mystérieux qui unit Harry Potter à Voldemort
- le rôle que Rogue aura joué auprès de Voldemort
- ce qu'il est advenu aux parents de Neville tout comme la position de ceux de Malefroy
- et puis surtout comment Voldemort a pu être vaincu par un tout petit garçon ....

Au delà de toutes ces révélations, de l'histoire en elle-même, ce que je trouve très intéressant dans ce Tome ci précisément c'est la place d'Harry Potter en tant que figure de héros.
Dans le tout premier opus, Harry Potter à l'école des sorciers, on apprend que Dumbledore a fait le choix de ne pas faire élever cet enfant dans un monde de magie où célèbre dès son plus jeune page, il aurait été mis en lumière d'une façon qu'aucun être humain ne peut supporter sans devenir terriblement imbu de lui même et insupportable ( ce qu'Harry sait déjà parfaitement faire, imaginez s'il avait été sous les frais des projecteurs dès sa tendre enfance !).

Or dès sa sortie de l'ombre il a évidement fait les frais de sa notoriété ... mais d'un côté c'était chose normale pour tous et toujours il a reçu le soutien inconditionnel de son meilleur ami Ron.
Seulement pour la première fois depuis son arrivée à l'école, alors que son nom est sorti de la Coupe de Feu pour représenter Gryffondor lors du tournoi des Trois Sorciers, on commence à penser qu'il cherche à se mettre en avant ... que son statut de célébrité lui a monté la tête ... et surtout c'est ce que croit Ron.
Toujours second, toujours en retrait, le fidèle, le loyal ami, pour la première fois tourne le dos à celui qui lui fait de l'ombre depuis quatre ans ....
Entre l'agacement que suscite leur comportement puéril à tous les deux et l'affection qu'on peut alors avoir pour Harry que personne ne croit, on réalise que la place de héros est très fragile
On l'est parce que l'on ne l'a pas choisi, parce que les évènements ont fait qu'on s'est comporté de telle ou telle façon, avec bravoure, avec courage, lors d'épreuves incroyables ...
Mais si l'on se met en lumière, de façon calculée, blam ! la sentence tombe, on vous tourne le dos.

C'est exactement ce que vit Harry Potter dans le premier tiers du livre avant que sa première victoire dans le Tournoi fasse réaliser à tous, et surtout à Ron, que son statut de héros est bel et bien présent, malgré lui mais que surtout il reste égal à lui même.

Hormis cet aspect là des choses, le côté sombre de l'histoire commence à apparaître, la fin est dramatique, pour la première fois la mort effleure de près, touche les jeunes sorciers .. On sent réellement une page se tourner .... et qu'on entame un côté plus obscur de la saga ... Exit l'innocence et l'insouciance des premières années, désormais le Diable est lâché et la peur va régner en maître ....

Suite au prochain tome.

Extrait
"L'homme squelettique sortit alors du chaudron. Il regarda Harry ... et Harry regarda en face le visage qui avait hanté ses cauchemars pendant trois ans. Plus livide qu'une tête de mort, les yeux écarlates et grands ouverts, le nez plat, avec deux fentes en guise de narines, à la manière des serpents ... Lord Voldemort venait de renaître devant lui."

"Jamais Harry n'avait ressenti une telle douleur. Il avait l'impression que ses os étaient en feu, que sa tête se fondait de part de d'autre de sa cicatrice. Ses yeux, devenus comme fous, ne cessaient de rouler dans leurs orbites, il n'avait plus qu'une envie : que tout finisse ... que tout sombre dans les ténèbres ... plus qu'une seule envie : mourir ...."

Ailleurs
Tigger Lilly, Olya , Calenwen ...

jeudi 17 novembre 2011

Nantes : Les Machines de l'Île

Aller aux Utopiales sans passer par la case "tourisme" (à petite dose, par manque de temps), nous semblait, à Tigger Lilly et moi, fortement dommageable.

Aussi, entre quelques petites virées à droite et à gauche pour rejoindre soit le Palais des Congrès, soit les restaurants, nous avons eu quelques aperçus de la ville de Nantes qui m'a l'air d'être un endroit qui vaut le coup d'être revu à plein temps.
Nantes donc .... le Lieu Unique, le Château des Ducs de Bretagne .... Et ... les Machines de l'Île ... un incontournable  donc voici le site officiel.

Les Machines de l'Île, c'est un musée un peu particulier .... un peu comme l'antre d'un savant fou qui s'en serait donné à coeur joie dans l'imaginaire  ... un savant du nom de François Delarozière qui conçoit et dirige la fabrication de machines complètement hallucinantes depuis plus de 15 ans ...
Des machines faites de bois et de métal, résolument steampunk, dans lesquelles petits et grands peuvent grimper et animer dragons, piranhas ou chevaux  à l'allure terrifiante .... avec effets visuels garantis, effets d'eau aussi si on en croit une certaine vidéo circulant sur le net montrant l'attaque au jet d'un éléphant géant ^^



L'éléphant ... la véritable star du musée ... 12 mètres de haut, 5 mètres de large, 50 tonnes .... une carcasse métallique irriguée par 3 000 litres d'huile hydraulique et surtout ... un salon d'intérieur et une terrasse extérieure dans lesquels les touristes peuvent monter pour faire un petit voyage très particulier ...
Car il marche cet éléphant, il remue la trompe, la tête, fait bouger ses oreilles, cligne des yeux et barrit ! Et entendre son barrissement qui résonne dans le hall a quelque chose qui donnerait légèrement froid dans le dos. Un instant l'on s'imagine face à une telle bête fonçant sur soi ....
Bon certes il n'avance qu'à 3 Km par heure mais tout de même .... on a de l'imagination ou on n'en a pas !

Pour le reste .... un extérieur qui promet d'être fascinant aussi, un Arbre aux Hérons qui est en cours de construction, nous en avons vu déjà une partie, tout du moins une branche prototype qui laisse songeur qu'à au résultat final d'une telle oeuvre, en tout cas rien que pour la voir j'y retournerai.

Une belle visite en tout cas que je ne regrette pas, un chouette moment passée au royaume des machines fantastiques et si on en croit l'atelier de conception, ce n'est pas fini !