dimanche 25 août 2013

Le Protectorat de l'ombrelle ** Sans forme de Gail Carriger



Alexia se réveille un jour au côté d’un mari plus que hurlant :"  Je n’y suis pour rien » répliqua-t-elle aussitôt et sans avoir la moindre raison de la raison pour laquelle son mari faisait tout ce foin. Elle y était généralement pour quelque chose, bien entendu, mais il ne convenait pas d’avouer tout de suite, sans tenir compte de ce qui le mettait dans tous ses états cette fois-ci."

Et pourtant ce coup-ci Alexia, lady Woolsey, muhjah de la Reine et arme secrète et paranaturelle de la Grande Bretagne n’y est vraiment pour rien : il s’avère qu’une arme annihile les pouvoirs des loups-garous, vampires et fantômes. En même temps sa meilleure amie Ivy lui annonce qu’elle se marie (alors qu’elle est amoureuse du porte clé de Conall Maccon) et une armée vient camper sur sa pelouse, sans compter que son mari part en Ecosse. Voilà notre porteuse d’ombrelle (en plus une extraordinaire ombrelle gadget type James Bondesque) préférée déterminée à résoudre le mystère, qui se prépare, avec armes et bagages (entre autre sa peste de sœur, son amoureuse transie d’ami, l’autre amoureux transi de porte clé et une étrange femme inventrice lesbienne qui s’habille en homme), à se rendre en Ecosse à bord d’un dirigeable ….

J’ai retrouvé l’univers de Carriger avec beaucoup de plaisir, voire même de délectation et j’ai même la sensation que de l’avoir vue à la conférence des Imaginales m’a rendu ses personnages et son monde encore plus proches. Quand je lisais, je la revoyais nous parlant de ses héros avec humour et  dérision, et surtout de sa passion des habits et de la nourriture, car cela ressort totalement dans ses chapitres : la description des chapeaux hideux d’Ivy, les tenues d’Alexia et les diverses denrées alimentaires ingérées par elle avec grand plaisir. Gail Carriger a énoncé aimer manger, cela se sent chez son personnage principal, d’autant plus lorsqu’il s’agit de nourriture insipide qui ne lui sied guère !

" Lady Maccon elle-même portait une robe de vol à la toute dernière mode, avec des sangles ajustables pour la jupe, un ourlet plombé, des fronces bleu canard et blanc alternées et conçues pour voleter joliment dans les brises éthériques, et un corsage très ajusté en velours bleu foncé. Des lunettes bordées de velours bleu canard pendaient à son cou, et un haut-de-forme assorti doté d’un voile modeste approprié et de cache-oreilles abaissables en velours était fermement fixé à sa tête."

Ce que je trouve délectable c’est aussi le parfait mauvais goût d’Ivy en parallèle avec sa pudeur vieille Angleterre excessive. Les personnages sont tellement eux même qu’ils en sont presque caricaturaux.
Alexia est si atypique aussi,  jusqu’au bout : le début du roman où elle passe un moment à reluquer le joli petit cul de son mari m’a fait mourir de rire. Et la relation entre eux l’est tout autant, partage entre piques cruelles et moments d’intimité passionnés, j’aime toujours !

J’ai apprécié aussi le rôle des femmes qui sont parfaitement bien mises en valeur par Carriger, ce ne sont pas des faire-valoir des hommes, elles sont inventeuses, enquêtrices, fortes, tout en restant femmes (même Madame Lefoux et ses habits d’homme).
Il y a aussi un petit côté steampunk dans le roman, entre le dirigeable et les machines incroyables inventées : celle de la transmission éthérique notamment. Bref un fameux cocktail pour réussir ce deuxième tome, avec une enquête qui, si elle démarre réellement que dans les derniers chapitres, n'est pas tant le point principal de l'histoire, les relations entre les personnages sont bien plus mis en valeur et d'autant plus à cause de cet horrible cliffhanger final qui nous laisse un peu abasourdi et estomaqué. Oui un cliffhanger dans le Protectorat l'ombrelle !!! Avec néanmoins une petite point de déception concernant Conall qui, jusque là m'enchantait presque autant qu'Alexia, mais je n'en dirai pas plus pour ne rien révéler, il a quelques autres tomes pour se rattraper !

Et enfin on en apprend aussi plus sur les paranaturels, ce qu'ils sont réellement, et cela donne des perspectives très intéressantes pour les suites. Je suis donc toujours aussi emballée par cette série de qualité, qui ne se prend pas au sérieux mais en même temps tient tout à fait la route et apporte vraiment une petite touche particulière dans les littératures que j'ai déjà pu découvrir. J'avais déjà dit que c'était de la littérature intelligente, je le confirme, Gail Carriger non seulement ne me déçoit pas mais qui plus est, me donne grandement envie de continuer. Vivement que les suites sortent en poche !

Cette lecture fut suivie avec Lhisbei donc voici ici le billet ^^
Et une nouvelle participation pour le Challenge de Vert : My Summer Of (SFFF) Love


Ailleurs
Olya ; Phooka ; Dup ; Vert ; AcrO ...


8 commentaires:

  1. Il a tout intérêt à se rattraper Conall Maccon parce que, sur ce coup là, ses belles fesses ne suffiront pas à le faire pardonner. Une bonne lecture commune en tout cas (et les mails ensuite ça aide bien à rédiger le billet :))

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    1. Oui il a vraiment intérêt celui-là, grrrr, moi aussi je sais gronder quand il le faut, xd
      Eh oui tout à fait pour les mails, cela aide super bien, du coup je n'ai pas passé trop de temps à rédiger mon billet :)
      Une chouette lecture commune oui ^^

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  2. C'est marrant sur la couverture du tome 2, la représentation d'Alexia parait vraiment jeune (alors que ce n'est pas le cas dans le récit). C'est chouette d'avoir l'image de Carriger en tête quand tu lisais :) Cela ajoute du charme. J'aime bien l'arrivée de Mme Lefoux, les touches de steampunk plus nombreuses aussi. En tout cas, le tome 3 est sur la même lignée que le reste, tu devrais apprécier :)

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    1. J'espère qu'il va sortir en poche surtout car je n'ai pas envie encre de dépareiller ma collection, lol

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  3. Ravie que l'aventure te plaise toujours (et le bon côté c'est que si tu veux lire la suite c'est possible, moi j'ai dû attendre plusieurs mois en restant sur ma faim après avoir terminé ce tome là xD)

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    1. Je resterai hélas sur ma faim, j'attends la sortie poche, snif :( Enfin cela dit je n'ai même pas regardé si c'était déjà sorti ou pas, xD

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  4. Je trouve aussi que c'est un humour intelligent, souvent en totale contradiction avec l'époque, tout en y restant très ancré. Bizarre hein... mais bon, voilà!

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