mercredi 18 décembre 2013

Sèvres, Festival de l'Imaginaire .... entre intemporalité et bonheur ...

Il est des journée où le temps -tout en restant soumis à certains impondérables d'horaires - semble complètement irréel ... On part d'un endroit tôt le matin et on s'y retrouve tard le soir, dans les mêmes circonstances (en ce qui me concerne la même balade des chiens au même endroit, la première dans la nuit à 6H du matin et la dernière dans la nuit aussi à 22H), avec entre les deux plein de kilomètres et de souvenirs ..... Sensation très étrange .... En même temps une journée parenthèse aussi dans ma vie qui est devenue excessivement chargée, ce qui m'a fait un bien fou.

Sèvres je m'y étais rendue en 2011 pour la première fois et j'en gardais un excellent souvenir.
Cette année, l'invité d'honneur était Wotjtek SIUDMAK ( qui a signé l'affiche ) et surtout le Festival signait ses 10 ans d'existence ! Pour fêter tous les auteurs et éditeurs ayant contribué à la réussite de festival étaient présents et une anthologie intitulée "Vampires à contre-emploi" a été réalisée par un certains nombres d'auteurs de science-fiction.

Le matin, y'a personne ou presque
Le monde arrive
Sèvres .... c'est LE festival familial par excellence, c'est petit, (quoiqu'ils ont un peu étendu cette année dans le hall), c'est intime, tout le monde a l'air de se connaître, on croise évidement plus facilement auteurs et blogueurs. C'est très chouette, j'aime beaucoup ce festival (cela dit il n'y en a aucun que je n'aime pas, ce n'est pas difficile ).
Des livres des livres !!!
Arrivée vers 10H30 avec Vert (ma sauveuse et ma guide du train de banlieue !) j'ai commencé par stagner un bon moment devant la librairie, les yeux tout allumés devant les piles de livres. J'avoue que j'avais un peu peur de ne pas retrouver mes marques, au vu de mon éloignement de la blogo et des livres de SFFF durant ces trois derniers mois, et en réalité il n'en fut rien, au contraire, je me suis sentie mieux que jamais dans cet univers et tout à fait à ma place ...... heureuse aussi de retrouver tout cela.
 
Les affaires reprennent !!!

Des livres, toujours des livres !
Du coup j'ai loupé la remise du Prix Actu SF (remis à Sylvie MILLER et Philippe WARD pour Lasser Mariage à l'Egyptienne) mais pas l'arrivée de Tigger Lilly pis Lhisbei et Monsieur Lhisbei. Entre temps j'avais déjà fait la connaissance de JainaXF. Les rencontres blogueurs, l'un des grands moments de ces festivals .... A force on se connait et on est drôlement content de se retrouver ..... J'ai aussi pu revoir entre autres Spocky, Isil, Martlet, Gromovar et Tortoise ..... Le moment clé étant le fameux restau japonais juste en face du Festival où Spocky et Vert ont bien failli être privées de manger !!!!

L'autre moment clé de ces rencontres littéraires est évidement les instants dédicaces et cette année je me suis vraiment régalée ! Quelques uns de ces petits bonheurs en bref :
- Sire Cédric signe ses dédicaces au feutre rose et m'a promis que son livre ne serait pas trop flippant !
 
- Justine Niogret est toujours aussi sympathique et nous avons pu parler longuement de la perception de son Gueule de Truie dans la blogo. Elle fait partie de ces auteurs qui vous disent merci lorsqu'on leur dit que ses personnages sont forts et son style poétique .... Ce qui me fait toujours un peu bizarre car j'aurais tendance encore à les considérer à des héros (ces écrivains qui parviennent à transfigurer ces pages blanches et à nous entraîner dans leur univers féérique) alors qu'en fait ils sont tout simplement humains et tellement à notre portée. 

- Sylvie Miller et Philippe Ward, vraiment adorables. J'ai adoré discuté avec Sylvie qui nous a parlé de leur façon d'écrire à quatre mains et de son petit calepin qui ne la quitte pas pour noter ses idées lorsqu'elles lui viennent. Le troisième tome des aventures des Lasser sortira bientôt et cerise sur le gâteau, comme le roman est beaucoup récompensé (y compris par le Prix Actu SF) l'éditeur leur a donné le feu vert pour une suite !
 


- Ayerdhal  a déclaré "Il faisait beau en Belgique pendant que tous les nuages étaient sur la Lorraine, c'est la vengeance" ....
- Timothée Rey, qui se souvenait m'avoir dessiné un loup sur ma dédicace il y a deux ans, m'a gratifiée cette année d'un mammouth mort, pattes en l'air .... (je tiens à souligner que c'est une fois de plus Vert qui m'a amenée à lui). Nous avons passé un bon petit moment à délirer sur les Cro Magnon et les queues de mammouth en guise de plumeau pour nettoyer les grottes.




Et sinon il y avait aussi
- Les expositions
 Celle de Nicolas FRUCTUS qui exposait les planches originales de "Un an dans les airs" et celle de Wojtek SIUDMAK, toutes les deux magnifiques, je vous laisse en juger par les photos.

Nicolas Fructus

Nicolas Fructus
 
Wojtek Siudmak


Wojtek Siudmak

Wojtek Siudmak, c'est la couverture de l'Empereur Dieu de Dune


- Le fameux questionnaire annuel que nous avons fait, comme d'habitude vautrées sur les fauteuils du sous-sol avec Vert, Tigger Lilly, Spocky et JainaXF ..... en fait il s'agit de vaguement réfléchir pour une ou deux d'entre nous et ensuite de recopier les réponses des autres, xD. Cela dit cette année nous avons répondu correctement, j'ai même été tirée au sort et ai gagné un livre :  Biodiversité L'avenir du vivant de Patrick BLANDIN et un chèque Lire de 20 euros (eh oui !).

Pas de conférences cette année, de toute façon je n'aurais pas eu le temps.
Conclusion, j'ai réussi tout de même à attraper une méga crève (ma faute au métro j'en suis sure, non mais !!!) mais je garde un super souvenir de cette journée intemporelle.

Ah une dernière chose, mais c'est Gugusse Sacapuce qui vous le dire " Wouarf wha wha wha wouarf gniiiiii wouarf" .... traduction : "Enfin des livres revenus dans ma Pàl, je suis heureux !!!!"

lundi 16 décembre 2013

Gugusse Sacapuce ... reprend du poil de la bête ....

Yipiiiiiiiiii, dirait Gugusse Sacapuce, l'oeil brillant et la queue frétillante, tournant comme une toupie autour de ses nouvelles recrues .. Gare gare à celui qui oserait s'approcher, Gugusse Sacapusse reprend du service !

De 6, la Pàl se regonfle à 13, ihih, les affaires reprennent comme on dirait ^^
Aux Imaginaires des Sèvres -dont le billet viendra un peu plus tard - j'ai acheté les livres suivants :

- L'enfant des cimetières de SIRE CEDRIC
- Lasser mariage à l'Egyptienne de Sylvie MILLER et Philippe WARD
- Des yeux dans le ciel de Jean-Marc LIGNY
- Les légions dangereuses de Fabien CLAVEL
- Rainbow Warrior d'AYERDHAL
- Coeur de rouille de Justine NIOGRET
- Les souffles ne laissent pas de traces de Timothée REY
- Biodiversité l'avenir du vivant de Patrick BLANDIN (pas acheté celui-ci mais gagné)

Et voici comment on rend un Gugusse Sacapuce heureux (et moi avec car c'est trop beau cette Pàl qui s'est à nouveau un peu étoffée).

En projets pour cette fin d'année 2013 .... me restent quatre billets à écrire
- Haut Royaume Le chevalier de Pierre PEVEL lu il y a plus de 4 mois j'ai bien peur de fortement galérer pour pondre un billet potable
- La Valse lente des tortues de Katherine PANCOL
- Les trois soeurcières de Terry PRATCHETT
- La magnificence des oiseaux de Barry HUGHART (offert par Tigger Lilly, merci tout plein à toi :)) qui sera un livre chronique pour le Challenge hivernal de Lhisbei ..

Oui oui car du coup, grâce à ce livre et à l'achat de celui de Timothée REY, je vais pouvoir m'inscrire au Winter Mythic Fiction qui propose de lire de la fantasy proche du merveilleux et du conte ou qui brode sur les mythes et le folklore !  Magnifique non ?


lundi 11 novembre 2013

Cabot-Caboche de Daniel Pennac

"- D'abord, quand on est un chien trouvé, on ne fait pas de manières !
C'est La Poivrée qui glapit. Elle a une voix terriblement aiguë. Ses mots rebondissent contre les murs, le plafond et le plancher de la cuisine. Ils se mêlent aux tintements de la vaisselle. Trop de bruit. Le Chien n'y comprend rien. Il se contente d'aplatir ses oreilles et attendre que ça passe. De toute façon, il en a entendu d'autres ! Qu'on le traite de chien perdu ne le touche pas beaucoup. Oui, il a été chien perdu, et alors ? Il n'en a jamais eu honte."

Le Chien n'est pas très beau,  Le Chien est tout petit, Le Chien aurait du mourir à sa naissance ... Mais Le Chien a survécu et surtout il a un coeur .... un coeur de chien qui aimerait bien trouver une âme à aimer et si possible à dresser. Oui car les humains, il faut les dresser, foi de chien !

On ne présente plus Daniel Pennac, le nombre de billets sur ce blog le prouve : Pennac c'est un auteur que j'affectionne particulièrement, et surtout lorsqu'il s'adresse aux enfants. Car c'est un auteur qui ne s'encombre pas de niaiseries ou de simplicités, non il écrit, et il écrit fort bien. Ce roman là, que je ne connaissais pas avant de le lire à mes élèves, parle d'un chien mais pas de façon anthropomorphique comme souvent dans les histoires d'animaux, Le Chien en est le héros et le narrateur mais il reste un chien, avec ses sensations de chiens, ses "pensées" de chien, ses réactions de chiens .... Tout comme on peut le constater chaque jour chez nos amis à 4 pattes. 

Ce qui est original dans ce roman c'est le regard porté sur les hommes et leur mode de vie, vu par Le Chien ....  ces hommes imprévisibles, promptes à la colère, à la dominance (un peu comme chez les chiens), ces hommes qui vous prennent et vous abandonnent, vous adoptent et vous négligent, vous aiment puis vous délaissent ..... Le Chien, perdu à la naissance, élevé par Gueule Noire, cherche un humain ami .... Ce sera Pomme, une petite fille au caractère bien trempé qui s'entiche de lui, malgré sa laideur, puis le délaisse ... Alors Le Chien, qui se rend compte qu'il ne l'a pas si bien dressée, décide de s'en aller ....

"Le chagrin et la honte contre lui-même. Il n'avait pas su dresser Pomme, voilà la vérité ! Gueule Noire devait être furieuse contre lui. Elle ne l'avait pas seulement envoyé en ville pour qu'il y trouve une maîtresse, mais aussi pour qu'il la dresse ! Et il avait échoué. Il s'était laissé dorloter  par Pomme, comme un enfant gâté, tant que le caprice de la petite fille avait duré. Et, dès qu'elle s'était désintéressée de lui, il n'avait pas du tout su quoi faire."

Regard sur les hommes mais aussi sur les enfants, ces êtres "mélangés" .... 
"- Mélangée.
- Capricieuse, si tu préfères, c'est comme ça que disent les adultes. Mais ce n'est pas du caprice, c'est du mélange, elle ne sait pas encore ce qu'elle veut."

Les enfants mélangés .... comme ce petit garçon qui pleure toutes les larmes de son corps puis se plonge dans la contemplation d'une feuille en souriant béatement. Ou cette petite fille qui continue à parler à sa camarade qui vient de s'éloigner et rit toute seule. Ou enfin ce petit garçon qui construit amoureusement son château de sable pour brusquement sauter à pieds joints dessus pour le détruire ... Je crois que c'est le passage qui a le plus plu à mes élèves, ils ont littéralement éclaté de rire (faut dire que voir leur maitresse piétiner un château de sable imaginaire a de quoi les réjouir .... oui lorsque je lis, je fais pas mal le guignol, ils aiment, xd). Et finalement les enfants c'est tout à fait cela, entre rires et pleurs, passant de l'un à l'autre sans transition, de l'ami à l'ennemi pour redevenir l'ami .... ces êtres mélangés, j'adore cette expression !

Et avec tout cela, ces chiens qui jalonnent le roman (car Le Chien a des copains chiens bien entendu) sont plein d'émotion, de joie ou de tristesse, ils nous touchent ou nous émeuvent ... Pennac a grandi avec des chiens, il les aime et nous le fait bien ressentir. Encore un grand roman pour enfant de sa part !

A lire pour les petits et les moins petits qui aiment ces animaux loyaux et fidèles ...

jeudi 31 octobre 2013

Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol

Paris .... des crocodiles .... Deux soeurs que tout oppose, des hommes qui réussissent, d'autres qui échouent, des enfants qui se comportent comme des adultes ou qui séduisent par leur naïveté ... des mensonges, des amitiés, de l'amour, du profit, de l'argent, des sentiments, de la trahison, du rêve et des rires .....
C'est tout un condensé de ces moments de vie que nous propose Katherine Pancol dans son roman dont on  ne comprend le titre que plusieurs pages bien entamées.

Ce roman là trainait, non dans ma Pàl (je n'y mets que la SFFF dedans) mais dans l'une de mes bibliothèque, il m'avait été donné il y quelques années par Tigger Lilly (ainsi que son suivant : La Valse lente des tortues) et puis je l'avais un peu oublié. C'est en retombant par hasard dessus que j'ai eu envie de l'ouvrir .. après tout, vu la pauvreté de lecture en ce moment, une littérature générale me donnerait peut être un coup de boost ..

Lorsque j'ai démarré Les Yeux jaunes des crocodiles, j'ai de suite pensé à Gavalda ... sauf que ce n'est pas du Gavalda, ce n'est pas écrit comme Gavalda et ce n'est surtout pas ressenti comme Gavalda ... Ce sont des vies qui se croisent - j'ai d'ailleurs bien apprécié le début du roman qui présente tour à tour ses personnages, lesquels sont complètement antagonistes les uns des autres pour ensuite les relier par des liens de parenté, proches ou lointains, j'ai trouvé cet abord vraiment bien amené - des émotions qui sont fortes mais il manque le petit côté psychologie poussée des personnages, ce qui les rend tellement proches du lecteur qui se retrouve un peu dans chacun d'eux.
Bon ... fin de la comparaison entre les deux auteures .... Repassons juste au roman de Katherine Pancol.

En premier lieu j'en garde un bon souvenir, car cela se lit bien, une fois passé le choc de personnages très hétéroclites, très marqués - certains très vulgaires et d'autres très bourgeois dans le pire du sens - je suis bien entrée dans l'histoire et j'ai eu cette sensation bien familière d'avoir envie de retrouver le lire, de le feuilleter, de le lire un peu partout .... 

En dépit de cela, je suis restée tout de même un peu mitigée .... J'ai trouvé les personnages un peu trop caricaturaux : Joséphine tellement gentille et aimante, au point que cela en est trop, Iris sa soeur tellement insupportable, dégoulinante de fric, avec rien qui puisse la rattraper, idem pour les autres : Zoé la petite fille parfaite et son pendant Hortense, sa grande soeur qui est un véritable monstre qu'on a envie de claquer. Les hommes sont presque les victimes de leurs femmes, entre les faibles qui se font manipuler et le fort qui s'en sort mais par l'indifférence, sans oublier le l'homme secret qui est tellement égoïste qu'on ne comprend pas ce qui est séduisant chez lui.
Les personnages les plus hauts en couleur et les plus attachants sont au final les amis : Shirley l'amie de coeur de Joséphine, au passé secret, et son fils Gary, ce sont les plus crédibles alors que leur histoire personnelle l'est moins (une histoire de fille illégitime de la reine d'Angleterre il fallait le faire, mais cela ne sonne pas très juste). J'aurais aimé que l'auteure creuse plus fortement les caractères, les sentiments, elle raconte bien, c'est sympa mais ce n'est pas assez profond pour moi.

Par contre une chose qui m'a vraiment séduite, c'est l'histoire du livre qu'écrit Joséphine pour le compte de sa soeur : une histoire qui se passe au XIIè siècle, et là je me suis régalée .... Pour plusieurs raisons : 
- Ces passages fourmillent de détails historiques sur le MA et là .... j'adore !!!! Surtout que visiblement Pancol s'est bien documentée et cela foisonne de petits détails tout à fait intéressants.
- Tous ces moments où Joséphine construit son roman, fait connaissance avec ses personnages, les fait vivre, pense à eux, vit à travers eux et se révèle peu à peu, est vraiment le point clé du livre .... C'est étrange car on a la sensation que Pancol a plus réussi à mettre en scène et à rendre attachants les personnages que s'invente son personnage principal qu'elle même avec ses propres personnages.
Et ce roman dans le roman, je l'ai vécu plus fortement que l'histoire elle-même.

Le dernier reproche que je ferais à ce roman, c'est son côté "tout se termine bien dans le meilleur des mondes", certes tout ne se clôture par superbement pour tous mais c'est un peu "les méchants sont punis et les gentils gagnent", alors j'adorerais que cela soit ainsi dans la vie sauf .... que c'est complètement le contraire : dans notre société actuelle j'aurais plutôt envie de dire que ce sont les gentils qui se font avoir et les méchants qui s'en sortent, c'est aussi caricatural que l'autre maxime mais plus vérifiable dans la réalité.
Sans compter qu'au final quand les gentils s'en sortent c'est aussi grâce à l'argent, certes le monde tourne autour de l'argent mais celui-ci arrive un peu trop à point nommé pour sortir les personnages de leurs situations désastreuses ou pour en rendre d'autres totalement insupportables. Heureusement qu'on n'en est pas arrivé à "c'est l'argent qui fait le bonheur" (ce serait presque le contraire : Iris et sa mère qui nagent dans l'opulence sont au final bien plus malheureuses - même si elles n'en ont pas vraiment conscience, toutes convaincues que c'est la richesse qui leur fait la belle vie - qu'une Joséphine qui, du jour au lendemain sans mari et presque sans argent, se bat pour s'en sortir), car là je rendais mon tablier.

Un avis un peu mitigé donc pour ce roman que j'ai lu comme une bonne distraction, sans prise de tête, cela fait du bien aussi de temps en temps, sans ennui non plus, donc il n'est pas si dépourvu de qualités que mon billet pourrait le faire prétendre. Un autre point positif que j'ai adoré lire aussi : tous ces moments où Joséphine parle à son père décédé en gardant le regard rivé sur les étoiles .... J'ai une histoire un peu particulière aux étoiles, alors j'ai évidement été enchantée par ces instants un peu magiques.

Du coup j'ai tout de même décidé de retrouver ces personnages (auxquels on s'attache fatalement un peu au bout de 661 pages à leur côté) dans la suite : La Valse lente des tortues.
Ceci dans mon besoin de lecture un peu plus légères en ce moment ... Cela me va tout à fait parfaitement.

dimanche 27 octobre 2013

Utopiales 2013 .... Allez y !!!!

Il ne sera pas dit que je laisserai passer le mois d'Octobre sans signer le moindre article sur Clair Obscur, non mais ! Il me faut bien avouer que bloguer me manque quand même ... mais sans temps et sans lecture, c'est bien difficile de trouver matière à ...

Alors au moins parlons des Utopiales puisqu'elles vont bientôt avoir lieu, à savoir du 30 Octobre au 4 Novembre au Centre des Congrès à Nantes.

Cette treizième édition se tournera cette année vers le futur, ses possibilités et les autres mondes qu'il recèle. Ainsi pour souligner ce thème l'affiche signée Vincent Callebaut. Une exposition, intitulée "Les cités fertiles". sera d'ailleurs consacrée à cet artiste.





Alors quels chiffres pour cette édition 2013 ?
- 101 conférences, débats et rencontres
- 1 workshop
- 10 expositions
-  4 soirées à la Cité
- 1 exposition situé au Lieu Unique

Ne passons pas sous silence la fameuse soirée du Samedi soir qui récompense différents prix comme :
- Le Prix Européen des Utopiales (4 romans en concurrence dont Exodes de Jean Marc LIGNY, Rainbow Warriors d'AYERDHAL, L'homme qui savait la langue des serpents de Andrus KIVIRÄHL et La maison des Derviches de Ian Mc DONALD)
- Le Prix Utopiales Européne Jeunesse
- Et bien d'autres comme des prix récompensant BD, films etc ...
- Le Prix Julia Verlanger (récompensé Vendredi soir)

Sans oublier évidement le fameux Prix Planet SF des Blogueurs qui a sélectionné cette année les romans suivants : Anamnèse de Lady Star de L.L. KLOETZER, La maison des derviches de Ian Mc DONALD, 22/11/63 de Stephen KING et Le calice du Dragon de Lucius SHEPARD.

Les Utopiales, c'est aussi l'immense librairie paradisiaque où l'on tente de ne pas passer trop de temps mais qui nous attire comme un aimant (de plus c'est le lieu sacré des dédicaces !!!), c'est une anthologie rassemblant des nouvelles triées sur le volet, c'est 20 scientifiques et chercheurs et pas moins de 65 auteurs, donc Pierre Bordage, Lionel Davoust, Ayerdhal , Jean Marc Ligny, Alain Damasio, Orson Scott Card, Norma Spinrad, Thomas Day, Sylvie Lainé etc ..... Que du beau monde !
Sans oublier les projections régulières de courts et longs métrages.

Le tout dans un espace immense mais convivial -citons tout de même les fauteuils bien moelleux du Bar de Mme Spock - deux scènes pour les conférences, bref les Utos c'est tout un monde bien organisé où l'on finit par se sentir presque chez soi à force ....

Cette année hélas je n'y serai pas, à mon plus grand regret, ce ne sera que partie remise pour l'édition 2014 et en attendant je vous souhaite vraiment de passer de bons moments chanceux blogueurs qui s'y retrouveront cette année, quant aux autres qui hésiteraient encore, allez- y, foncez, c'est tout simplement génial ...

dimanche 29 septembre 2013

Le ranch de Flicka de Mary O'Hara

Certes je mets des mois à lire un seul roman, je ne lis plus grand chose depuis quelques semaines mais pour autant, on ne peut pas dire que je ne lise plus du tout ... sauf qu'en fin de compte, je ne lis quasi rien de ce qui est dans ma Pàl et qui se résume à la SFFF ....
 L'idée m'a effleuré en lisant ce roman précisément dont je vais parler que je suis dans une phase de vie réelle et que j'ai probablement moins le besoin de m'évader par mes lectures de fantasy ou de SF. 

Un peu comme le petit Ken dans Mon amie Flicka, qui voulait sa pouliche à lui, rien qu'à lui, ce rêve est devenu réalité alors moins besoin d'imaginer, de partir dans des pensées éloignées du quotidien. C'est que lorsque celui-ci devient plus exaltant, plus passionnant, on ressent moins le besoin de s'évader. Pour autant c'est probablement une phase, le temps de trouver un nouvel équilibre, plus de temps aussi parce que une nouvelle passion dans ma vie déjà bien chargée il est certain que c'est chronophage.

Ceci pour l'introduction, car j'ai eu l'envie irrépressible de relire une fois de plus l'excellente série de Mary O'Hara, cette fois-ci sans l'idée de me dire "ah si moi aussi j'avais..." mais avec la sensation que" moi aussi enfin j'ai !", avec l'envie de consacrer ce rêve d'enfance que à la manière de Ken Mc Laughling j'ai enfin réalisé aussi et de voir ce que cela fait de relire ces livres qui m'ont mainte et mainte fois transportées à l'époque !
(Eh bien même en ayant désormais ma petite Flicka à moi, je suis toujours autant sous le charme).

Lorsque j'avais relu et chroniqué cette série début 202 j'avais arrêté après L'herbe verte du Wyoming qui signe la fin de la trilogie de l'histoire de Ken et de sa pouliche Flicka. La raison en est simple : lorsque j'étais enfant et que j'avais tellement adoré cette trilogie, j'avais été cruellement été déçue de découvrir que Le ranch de Flicka n'était en réalité pas la suite des aventures des romans précédents mais un récit autobiographique de l'auteure Mary O'Hara, et à cette époque je n'avais pas accroché du tout.
Depuis je l'ai relu aussi comme les autres, puis encore cette fois-ci, à la différence que je vais le chroniquer enfin.

Le Ranch de Flicka est donc l'histoire, enfin une partie de l'histoire de Mary O'Hara, musicienne, écrivain de nouvelles et de romans .... basée sur sa vie lorsqu'elle est partie vivre dans le Wyoming après son deuxième mariage. Son récit se tient en fait sur une année mais est émaillé de moments de souvenirs, de son enfance ou de moments plus récents de sa vie d'adulte ou encore de sa carrière musicale, de sa passion des notes et des mots, ou de l'accueil fait à ces jeunes qui passent leurs étés auprès d'elle et de son mari pour vivre une vie de rancher (des jeunes qui nous deviennent vite attachants) ..... C'est en lisant ce récit que l'on comprend tout ce qui a pu imprégner sa trilogie .... la vie au ranch, ses relations aux animaux, surtout aux chevaux, leurs histoires qui ont amené l'imagination de l'auteure à écrire Mon amie Flicka .... On retrouve un peu partout cette empreinte de l'histoire à venir ..... Sans que cela fasse pour autant la trame essentielle non plus. J'ai plus envie de dire que celle-ci est consacrée à la musique, au piano et à la création de ses oeuvres : opérettes, pièces pour enfants, danses .....
Dans la série des Flicka, Nell, la mère des enfants, jouait du piano, celui-ci faisait partie intégrante de l'histoire même s'il ne fit son apparition que dans le troisième tome .... On comprend pourquoi en parcourant Le Ranch de Flicka .... Mary O'Hara fut aussi compositeur et en dehors de son amour pour les chevaux, la musique tient une telle place dans sa vie qu'elle en devient le pôle presque central de sa vie autobiographique.

Pour le reste, même si le récit est assez décousu - il n'y a là pas de trame narrative mais des bribes de vie - passant de moments présents, à des retours en arrière, voire plus loin encore, pour reprendre le récit à d'autres instants et encore faire un petit bond en arrière puis en avant - cela a un côté déroutant qui me déplaisait fortement plus jeune mais qui m'a plus séduite actuellement car cela donne un côté vivant au récit : l'auteure ne raconte pas exactement son histoire, elle la vit au jour le jour tout au long de la partie de l'année qu'elle aura consacrée à raconter sa vie au ranch - on rentre à nouveau en plein dans la vie sauvage de l'Ouest des années 1920 : les luttes de ces hommes contre les éléments, pour tenir leurs exploitations et réaliser leurs rêves, les dangers de la vie dans ces contrées rudes et sauvages où chaque instant peut mettre fin à une vie. Mais aussi une vie ponctuée par une certaine douceur, symbolisée par le piano de l'auteure qui résonne à chaque page ainsi que de sa vision très poétique et philosophique des choses. Malgré sa rudesse, l'Ouest américain est une région sublime de nature et elle nous le fait bien percevoir.

"Le spectacle splendide était l'extraordinaire couche de neige fraîchement tombée sur les montagnes. Les montagnes Neigeuses, les montages du Neversummer. Les longues murailles ondoyantes, les pics s'élançant vers le ciel, et les vastes capuchons de nuages, qu'ils avaient rabattus sur leurs têtes. Et au-dessus, le bleu vif et profond."

J'ai toujours été touchée de manière générale par les récits autobiographiques, les découvrant depuis très jeune avec les yeux émerveillés de celle qui a la sensation que si elle racontait un jour sa propre vie, ce serait d'un tel ennui qu'elle-même ne pourrait pas se relire. Ce n'est pas cette sensation que j'ai lorsque je lis celle des autres .... mais n'est-ce pas parce qu'ils prennent lieu et vie dans un autre siècle, dans un passé révolu ? Un des seul récit autobiographique que j'ai lu ado, se passant dans mon siècle et mon quotidien était "Des cornichons au chocolat" et je ne l'avais pas trouvé passionnant, dans le sens "sa vie est exaltante" parce que le quotidien de cette jeune fille qui se racontait était trop proche du mien, donc moins intéressant.
Non, moi ce que j'aime ce sont les histoires du passé, la vie autrefois, les petites anecdotes que nous ne rencontrons plus aujourd'hui. Il serait intéressant de voir si dans 50 ans, des récits autobiographiques d'aujourd'hui seraient parcouru avec autant d'enthousiasme que ceux-là .... Peut-être par les générations n'ayant pas connu cette époque ?
Voilà en tout cas toutes les pensées qui m'ont parcourue en relisant ce Ranch de Flicka et au final, j'ai trouvé ce récit vraiment intéressant à lire ..... On dira qu'il comporte une fois de plus ce qui m'aura le plus marqué dans ma vie : les animaux et la musique, mettons les deux ensemble et vous faites de moi une lectrice ravie ^^

dimanche 22 septembre 2013

Orchéron de Pierre Bordage

"Plusieurs siècles se sont écoulée depuis l'atterrissage de l'Estérion. Les colons des origines sont devenus des légendes, certains des dieux. Orchéron, l'enfant trouvé, vit paisiblement son adolescence au sein d'un mathelle, sans autre prétention que de reprendre le métier de son père adoptif. Son avenir bascule lorsque les Protecteurs des sentiers décrètent sa mort, l'accusant d'appartenir à une lignée maudite. Pour survivre, le jeune homme n'a d'autre choix que de fuir aux confins de la grande plaine du Triangle. Course à travers l'espace, course à travers le temps ... Orchéron se découvre d'étranges et dangereux pouvoirs. Les Protecteurs des sentiers auraient-ils vu juste ?"

Etrange comme certaines quatrièmes de couverture sont réductrices ... En effet si l'on en croit celle-ci, on imaginerait aisément qu'Orchéron va être le principal personnage de cette suite d'Abzalon, et que surtout le récit va essentiellement le suivre. Il n'en est rien. Certes c'est un personnage important, mais le roman met en exergue bien d'autres tout aussi essentiels à l'histoire.
Tels Alma la jeune djemale devenue boiteuse suite à trop d'implication dans une des légendes qui régissent ce nouveau monde ou Ankrel l'apprenti lakchas, cette caste qui chasse les yonks, sorte de buffles sciences fictionnesques.

Ce monde sur lequel Abzalon et Ellula, ainsi que leurs compagnons, débarquent a évolué progressivement de siècles en siècles, recréant les mêmes travers que sur leur planète d'origine, au travers de légendes véhiculées par les anciens colons : les djemales honorent la mémoire de Djema et du Qval ; les Protecteurs des Sentiers -dit les Couilles-à-Masques-  glorifient Maran et se permettent toutes les exactions au nom de cette nouvelle religion.
Toutes ces destinées se déroulent de chapitres en chapitres, se croisant, se rejoignant jusqu'au dénouement final qui explique le pourquoi du comment de cette mystérieuse malédiction portée par Orchéron.

J'ai mis un mois à lire ce tome-ci .... En dehors du fait que depuis quelques semaines j'ai beaucoup de mal à lire, je crois que c'est surtout parce que malheureusement je n'ai vraiment pas accroché à cet Orchéron, pire je me suis ennuyée, je n'y ai pas trouvé d'intérêt. Inutile de revenir sur la froideur des personnages, je l'ai assez dit dans mon billet sur Abzalon mais au moins dans ce dernier, ils étaient assez percutants pour susciter l'envie de les suivre jusqu'au bout de leur histoire.

Là non, j'ai parcouru les pages parce que je voulais mettre au moins un deuxième livre au Challenge de Lhisbei mais sans grande conviction, lisant, abandonnant puis reprenant, en espérant peut-être que l'histoire m'intriguerait un peu plus au fil de l'histoire mais pas du tout ...
Je n'ai pas accroché du tout à cette société régressive et intolérante, coupée en castes aussi rigides que celles d'un Moyen Âge d'une nouvelle ère. De plus la vision des femmes est juste intolérable, en dehors de celles qui ont un nom dans l'histoire, les autres se bornent juste à être maltraitées ou violées.

Voilà donc un roman que je regrette presque d'avoir entamé, de plus la couverture est juste hideuse au possible.

Il fut lu dans le cadre du Challenge Summer Star War de Lhisbei .... in extrémis car demain c'est l'automne !

Ailleurs

mercredi 11 septembre 2013

Le château de Chantilly

La veille de notre visite au Musée des Arts et Métiers (oui je le cite une fois de plus histoire d'amener tout le monde à y aller ^^), nous étions, Tigger Lilly, une amie et moi, allées visiter le Château de Chantilly ainsi que son musée du cheval.

Evidemment le mot cheval est immédiat pour titiller mon intérêt, mais je ne m'attendais pas à tomber sous le charme de ce château bâti sur un rocher, entouré d'eau, construit du XIV au XIXè siècle par les familles d'Orgemont, de Montmorency, de Bourbon-Condé et d'Orléans.

J'ai trouvé ce château particulièrement beau, il me fait penser à ceux datant de la Renaissance avec un restant de Moyen Âge, peut-être par son côté particulièrement blanc, de plus il est à la fois somptueux mais sans être trop pompeux, d'extérieur comme d'intérieur. Il est bien moins rococo que les intérieurs du château de Versailles par exemple. Bon après il ne fut pas bâti pour les mêmes raisons non plus.

Il faut savoir que sa collection de peinture fait de lui l'un des premiers musées de toiles anciennes avec le Louvre. D'ailleurs c'était marrant comment étaient agencées ces peintures, dans le genre fouilli mais d'un autre côté, ce château donne plus l'impression d'avoir été habité que celui de Versailles.


Nous avons démarré notre visite par un petit clin d'oeil sur la Piste au Lions sur laquelle Tigger Lilly a pu chevaucher, puis par l'intérieur du château, bénéficiant même d'une visite guidée dans les petits appartements.
Ensuite direction le parc pour nous restaurer, passant ainsi devant un petit ruisseau tout à fait adapté à un univers de fantasy. Impossible de passer à côté de la chantilly lorsqu'on est au Château de Chantilly, si comme mes deux gourmandes de copines je n'ai pas succombé au foie gras, je me suis rattrapée sur le dessert .... Ah cette chantilly .... rien de comparable à celles qui servent partout ailleurs.



C'est bien lestées que nous sommes retournées au château pour visiter les écuries (des stalles et boxes sous des plafonds juste hallucinants par leur hauteur) et assister au spectacle équestre bien sympathique, plein d'humour avec même des ânes ! Dommage nous ne pouvions prendre des photos mais d'un autre côté cela m'a permis de m'en mettre plein les yeux sans me concentrer sur l'angoisse de prendre de mauvaises photos. J'aurais bien acheté le DVD du spectacle mais il était un peu trop cher !

Pour la petite histoire les Grandes Ecuries (et grandes elles le sont !) furent construites par l'architecte Jean Aubert à la demande de Louis-Henri Bourbon, septième prince de Condé. La légende raconte qu'il pensait se réincarner en cheval et voulait des écuries dignes de son rang. A l'époque elles accueillaient 240 chevaux et 150 chiens.

Aujourd'hui elles comptent des chevaux ibériques ainsi que des ânes et des poneys. Un cadre royal pour ces équidés ! Lesquelles savent bien faire leurs cabotins lorsqu'il s'agit de travailler après deux semaines de vacances au pré. Ainsi la leçon de dressage qui a suivi le spectacle montrait la remise au travail de l'un de ces chevaux, lequel n'avait pas vraiment envie de faire des efforts. En dehors de l'aspect pédagogique de cette démonstration, j'ai trouvé vraiment intéressant que le hasard mettant en scène ce cheval peu décidé, montre aux néophytes que le dressage ce n'est pas clé en main, et ce n'est surtout pas aussi facile que certains le prétendent en voyant s'exécuter des chevaux parfaitement dressés.

Nous avons fini notre journée en visitant enfin le Musée du Cheval qui, sur 600 m2, se répartit dans 15 salles présentant plusieurs objets, statues, peintures sous les thèmes suivants : l'évolution du cheval et les différentes races, les progrès techniques de l'équipement du cheval, le rôle du cheval par rapport au pouvoir, à la guerre et à la chasse et les sports et jeux équestres. Ainsi que le cheval dans l'art.


Nous avons d'ailleurs tellement trainé que cela nous a amené jusqu'à la fermeture du musée .... bon trainer, il faut dire qu'il y avait beaucoup de choses à voir, surtout pour des passionnées d'équitation.

En tout cas une très chouette visite, un superbe château, allez le voir il en vaut vraiment la peine !

Pour en savoir plus
Le site du Domaine, ainsi que le blog consacré aux chevaux.

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mercredi 4 septembre 2013

Coeur de Pierre de Gauthier et Almanza

"L'enfant au coeur de pierre était né en Décembre et tout les médecins lors de l'auscultation annoncèrent aux parents qu'ils ne pouvaient entendre les battements du coeur de leur petit garçon. C'est ainsi que tomba l'horrible diagnostic. On leur dit que leurs fils ne sourirait jamais, qu'il n'aimerait personne et serait allergique à tous les sentiments que les autres éprouvaient ; qu'il serait tous les jours de très méchante humeur ; qu'il avait une pierre à la place du coeur !"

... Le même jour nait une petite fille souriante qui à la place du coeur porte un artichaut ... un coeur fragile et généreux ....
Un coeur prêt à aimer ... un petit garçon au coeur de pierre.

Ceux qui s'attendent à voir un album enfant basique, une belle histoire d'amour qui se termine bien comme c'est souvent dans les livres jeunesse, ne manqueront pas d'être surpris par la chute qui m'a complètement abasourdie.
C'est le plus triste mais aussi le plus bel album jeunesse que j'ai lu depuis longtemps (bon j'avoue pas si longtemps parce qu'il y a eu tout de même Mes cheveux fous de Neil GAIMAN et Dave Mc KEAN qui m'avait enchantée) mais dans la mesure où Coeur de Pierre fait plutôt office de BD, cela reste le plus bel album lu en cette année 2013.

Les couleurs en premier lieu sont absolument féériques et bien adaptées au comportement et caractère de chaque enfant, le gris  pour le petit garçon et le rose pour la petite fille, avec un savant mélange lorsqu'ils se rencontrent, c'est ce qui m'a tapé dans l'oeil en premier lieu. Sans oublier toutes les nuances d'or pour l'autre petit garçon de l'histoire, celui au coeur d'or.


Ensuite les dessins sont charmants, maisons penchées et originales, toute étriquée et morne pour la famille de l'enfant au coeur de pierre et toute gonflée d'amour pour celle de la fillette au coeur d'artichaut. Il y a un côté naif charmant dans la représentation des personnages et des tas de petits détails qui appartiennent en propre à chaque famille. Chaque image symbolise parfaitement l'univers des enfants, dépressif et gris d'un côté en opposition avec celui joyeux et rose de l'autre.

Et enfin l'histoire est juste sublime ... qui met en exergue la façon dont un destin peut être interprété et surtout en quoi l'éducation qu'un enfant reçoit peut jouer plus fortement encore sur son avenir. Cela m'a mise en colère d'ailleurs car cela me renvoie forcément à certaines dérives que j'ai pu constater dans mon métier, l'impact des actions de certaines familles sur leurs gamins qui sont petits et se prennent tout en pleine face. L'histoire de ce petit garçon au coeur de pierre est proprement révoltante et m'a fait beaucoup de peine, on ne peut s'empêcher de penser qu'il en aurait été tout autrement si sa famille n'avait pas pris pour argent comptant le pronostic du médecin. Et de la même manière l'histoire de la petite fille est proprement induite par un comportement trop adorateur et protecteur, rendant l'enfant désarmée face aux difficultés de la vie.

Voici donc un album qui traite de sujets importants comme l'éducation, l'impact de celle-ci sur l'avenir des enfants, l'amour enfantin qui peut être très sérieux ... de manière poétique et sans prendre les jeunes lecteurs pour des ânes bâtés, je serais intéressée de le faire en classe pour voir son impact sur mes petites têtes pensantes.
Pour ma part, c'est un véritable coup de coeur. Un album magnifique que je conseille à tous !

Ailleurs
Tigger Lilly (que je remercie de m'avoir fait découvrir cette merveille) ; AcrO ; Olya ...

Ce livre entre dans le Challenge de Vert : My Summer Of (SFFF) Love.



dimanche 1 septembre 2013

Gugusse Sacapuce, triste Gardien de Pàl II


Pauvre Gugusse Sacapuce pourtant investi d'une mission sacrée : protéger ma Pàl contre les dangereux prédateurs venus d'ailleurs .... Hélas pour lui, sa méchante maitresse n'achète plus rien et lit quand même un peu (un peu, pas trop) et du coup ce pauvre toutou se retrouve à garder 6 malheureux livres .... 

Oui vous avez bien lu, je n'ai plus que 6 livres dans ma Pàl, OMG je lis d'avance les commentaires de certains qui ne vont pas manquer de fuser, xD
Ainsi restent, seuls survivants
- Un an dans les airs de Raphaël ALBERT, Jeanne A-DEBATS, Raphaël GRANIER de CASSAGNAC et Johan HELIOT
- L'importance de ton regard de Lionel DAVOUST
- Omale Intégrale II de Laurent GENEFORT
- Rêve de Gloire de Roland WAGNER
- Le Dragon Griaule de Lucius SHEPARD
- Trois soeurcières de Terry PRATCHETT

Et elle ne risque pas de regonfler de sitôt, dans la mesure où je vais devoir ralentir mes achats de livre, que Noël est loin et que malheureusement je ne vais pas aux Utopiales cette année-là (pour cause d'une fête de famille qui aurait pu se faire cet été mais qu'il est tellement mieux de faire en automne, snif ....).

On est loin aussi de mon palmarès de lecture de l'été 2012, ces mois 2013 furent plutôt réduits en terme de livre, j'en aurais presque honte, mais en même temps j'ai eu un emploi du temps plutôt chargé depuis l'arrivée de Trinity, le boulot reprenant là-dessus, cela risque d'être encore plus difficile.

M'attendent encore la rédaction des billets de Coeur de Pierre de GAUTHIER et ALMANZA et de Haut Royaume Le Chevalier de Pierre PEVEL.
Quant aux lectures, je ne programme rien pour Septembre, je suis actuellement dans Orchéron de Pierre BORDAGE mais qui ne m'emballe que modérément et sur Elfes et Dragons l'anthologie Imaginales de 2013.

Quant à Gugusse Sacapuce, je vais lui envoyer mes deux pourvoyeuses de câlins en tout genre pour le consoler (si elles ont du temps à lui consacrer elles sont bien occupées elles aussi .... pauvre pauvre Gugusse Sacapuce ).